Secteur IT: une accélération de la croissance selon Syntec Numerique

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Entre bilan et perspective, Syntec Numérique se montre confiant sur le marché des services numériques rendus aux entreprises.

La dynamique du numérique tend à se consolider en 2017 et à se confirmer en 2018, selon Syntec Numérique qui s’est appuyé sur une étude IDC.

Entre bilan et perspective, la chambre professionnelle du numérique aux 2000 membres vient de dresser un état des lieux rassurants sur l’évolution du marché.

Le chiffre d’affaires sectoriel s’élève à 53,9 milliards d’euros avec une croissance révisée dans le courant de l’année : +3,4%.

La tendance devrait se raffermir en 2018 avec une prévision de hausse globale de 3,6%.

Lors du point presse organisé la semaine dernière, Godefroy de Bentzmann, Président du Syntec Numérique, évoquait “une très forte accélération de la croissance” illustrée à travers ce schéma.

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En décortiquant les performances par segments de marché sur l’année 2017, Syntec Numérique distingue le conseil en technologies dont les performances ont été rehaussées : + 4,2% (contre une prévision initiale de 2,7%dévoilée en mars) en raison de la demande d’expertise technologique qui a bondi dans certains secteurs comme l’automobile et l’aéronautique. Ce segment se rapproche de la croissance observée du côté de l’édition de logiciels (qui finit à +4,4%). Le volet “conseil et services” achève l’année à +2,9%.

Globalement, 90% de la croissance serait portée par des projets synthétisés par l’acronyme SMACS (Social, Mobilité, Analytics, Cloud et Sécurité).

Le SaaS : une transition qui n’est pas si évidente

Entre transformation numérique, modernisation de l’informatique et projet de conformité règlementaire (en particulier le Règlement Général sur la Protection des Données ou RGPD), les projets IT engagés par les clients des entreprises de services numériques (ESN) abondent.

Mais la mutation sous forme de lame de fond touche aussi les membres du Syntec Numerique. Ainsi, les éditeurs du logiciel doivent s’adapter à la demande du marché qui tend vers le on-demand.

Ils doivent prendre position dans le mode SaaS (Software-as-a-Service), qui constitue à la fois une rupture technologique (modèle cloud vs modèle on premise) et de modèle économique (en glissant d’un système de vente de licences vers des offres d’abonnement à la durée ou à la consommation data).

En 2017, le SaaS représente 18,5% du marché de l’édition soit 2,2 milliards d’euros. Il pourrait grimper à 21,5% du marché en 2018 (2,7 milliards d’euros).

Mais 35% des éditeurs de logiciels n’ont pas passé le cap du SaaS, notamment pour des raisons de “financement” de la mutation qui risque de perturber le flux du business as usual.

Et malgré le soutien de Syntec Numérique apporté dès 2016 à ses membres à travers le programme “MoneySaaS” : un contrat de transition signé avec le partenaire ASF Consulting “sans solliciter la trésorerie” de l’éditeur.

Les principales applications concernées par la bascule ou l’adoption du mode SaaS sont rattachées à la sphère du collaboratif, à la gestion de la relation client (CRM) et aux outils des services transversaux en entreprise (RH, comptabilité, finance…).

(Crédit photo NetMediaEurope : Godefroy de Bentzmann, Président de Syntec Numérique au Day to Click, novembre 2017)

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