Sécurité des accès : et pourquoi pas une puce RFID sous la peau ?

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Un incubateur suédois teste l’usage de puces RFID implantées sous la peau pour gérer les accès à ses locaux.

Gérer la sécurité des accès via des puces RFID implantées dans la main des employés. C’est l’idée qu’explore l’incubateur suédois Epicentre, situé à Stockholm : jusqu’à 400 utilisateurs de la structure pourront se faire implanter une puce RFID de la taille d’un grain de riz, pour ouvrir des portes ou actionner des photocopieurs d’un simple mouvement de la main (voir la vidéo sur YouTube). La puce qui stocke des informations personnelles devrait également être utilisée à l’avenir pour des paiements.

« Nous interagissons en permanence avec la technologie. Aujourd’hui, c’est un peu désordonné : nous avons besoin de codes PIN et de mots de passe. Ne serait-il pas plus simple de se contenter d’un geste de la main ? C’est réellement intuitif », assure Hannes Sjoblad, le responsable du projet qui a lui-même déjà une puce sous la peau. Mais le test d’Epicentre entend également défricher le terrain : « nous voulons être en mesure de comprendre cette technologie avant que les grandes firmes privées et les gouvernements n’expliquent que tout un chacun doit être équipé de la puce de l’administration fiscale, de celle de Google ou Facebook », explique le même Hannes Sjoblad à la BBC. Ce dernier fait partie de BioNyfiken, un groupe de ‘bio-hackers’ suédois, qui étudie les points de jonction entre technologie et biologie.

L’usage des puces RFID a créé une polémique aux Etats-Unis, des rumeurs attribuant à l’administration Obama la volonté d’en équiper chaque citoyen dans le cadre de la réforme de l’assurance maladie.

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