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{ SILICON – 20 ANS } – Cloud : big bang sur l’IT

« Parfois, il ne vous faut qu’un peu de puissance de calcul. […] Parfois, il vous en faut beaucoup, mais pour peu de temps. »  C’est en ces termes qu’Amazon présente, le 25 août 2006, Elastic Compute Cloud. Et de mettre en avant son pitch commercial : proposer des ressources IT à la demande et facturées à l’usage.

Deux semaines plus tôt, Eric Schmidt a posé les jalons de ce nouveau concept à la Search Engine Strategies Conference. « Nous appelons cela cloud computing », avait expliqué le patron de Google, tandis qu’il évoquait l’essor d’un modèle impliquant le stockage et le traitement des données sur des serveurs. Serveurs auxquels, à son sens, on pouvait accéder grâce à un simple navigateur. Les services donnés en exemple – Yahoo, eBay, Amazon – ne décrivent pas tant Elastic Compute Cloud que le SaaS, une activité sur laquelle l’entreprise va s’ancrer quelques semaines plus tard en lançant Google Docs.

Un modèle connu sous le nom de « network computer »

Eric Schmidt l’admet : si ce modèle a commencé à prendre son envol grâce à des technologies comme Ajax et LAMP, il n’a rien de nouveau en soi. On le connaissait déjà dix ans auparavant, sous le nom de « Network Computer ».

À l’époque, on trouve déjà une trace de l’expression « cloud computing » chez le fabricant américain Compaq, dont l’une des activités est la vente de serveurs aux fournisseurs d’accès internet.
Des négociations ont lieu avec Net­Centric, une start-up qui fournit des logiciels de facturation adaptés à l’approche « as a service ». Cette jeune pousse tentera – en vain – de déposer la marque « cloud computing » l’année suivante. Dell s’y essaye aussi en 2008. Sans plus de succès.

La classification IaaS – PaaS – SaaS vient alors d’être formalisée. L’Open Cloud Computing Interface est sur le point de faire son entrée (2009)… comme Windows Azure (2010).

Manque de contrôle, d’inter­opérabilité et de visibilité sur les coûts

Dans ce contexte, un appel d’air se crée vers le cloud public, perçu comme une source d’économies, mais aussi comme un levier de productivité, car, notamment, il libère des tâches de maintenance. Le voyage n’est cependant pas toujours sans retour. Certains font marche arrière pour diverses raisons : manque de contrôle, d’inter­opérabilité, de visibilité sur les coûts, de conformité réglementaire, etc.

À la croisée avec les infrastructures dédiées (sur site ou externalisées) naît le concept de cloud hybride. Et avec lui, un objectif : dévelop­per des applications sans se soucier de la plate-for­me d’exécution. La principale réponse à l’heure actuelle réside dans les conteneurs logiciels.

Reflet du périmètre flou que couvre désormais le cloud, les estimations sur le poids du marché… qui vont du simple au double. L’ordre de grandeur : des centaines de milliards de dollars.

Lire notre dossier – Communications unifiées : la révolution Cloud

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