Skype ouvre sa boutique d’applications en ligne

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Plutôt réservées aux entreprises, les applications de l’«App Store» va élargir les sources des revenus de Skype.

Quand il n’agace pas ses utilisateurs avec des écrans d’accueil publicitaires à l’utilité d’autant plus discutable qu’aucune option de désactivation n’est proposée, Skype travaille à étendre son écosystème. Le service de messagerie instantanées et voix/vidéo sur IP vient d’ouvrir son «App Store». Pour le moment, ce service n’a pas vraiment de nom, Skype se méfiant probablement des réaction d’Apple face à l’utilisation des termes «App Store» suite à l’affaire Amazon.

Ce nouveau magasin en ligne vise essentiellement les clients professionnels du logiciel de téléphonie sur Internet, précise ITespresso.fr. Notamment au vu du prix de certaines solutions, comme le PrettyMay Call Center for Skype à 350 dollars. Pour le moment, cette vitrine applicative n’existe qu’en version anglaise. Et l’offre est encore limitée. Mais, à terme, l’ensemble des programmes tiers approuvés par Skype se retrouveront bientôt sous l’égide de ce parc applicatif aux airs de service B2B.

Au programme, les fonctionnalités traditionnelles d’appel audio ou vidéo trustent les premières places sur la liste des téléchargements. En quoi apportent-elles un avantage par rapport à un usage basique de Skype ? Cela reste flou. La valeur ajoutée est plus apparente et effective avec des applications telles que VodBurner Video Call Recorder. Son appellation explicite laisse entendre qu’il est possible par son biais d’enregistrer des conversations. Le dénommé Pamela Recorder remplit les mêmes fonctions.

A leur image, d’autres titres bénéficient de la gratuité. C’est le cas de PalmFax. Compatible uniquement avec Windows, ce module se charge d’envoyer des fax aux correspondants. Parmi les titres payants, InnerPass Screen Sharing et Zaplee sortent du lot. Le premier permet de partager sa session et ses fenêtres avec ses contacts Skype. Le second redirige des appels vers des téléphones fixes ou mobiles via le cloud.

L’ouverture de cette plate-forme va donc permettre à Skype d’élargir ses sources de revenus tout en offrant aux développeurs de nouvelles opportunités de ventes. La nouvelle filiale de Microsoft s’octroyant une classique commission de 30 % sur toutes les transactions réalisées (sauf pour les applications gratuites), aucun frais d’entrée ne semblant être facturé. Avec 145 millions d’utilisateurs revendiqués dans le monde (mais combien d’entreprises?), l’offre applicative en ligne de Skype devrait se développer rapidement.


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