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Le smartphone à l’école, un cadeau ou une plaie ?

La London School of Economics (LSE) s’est intéressée à l’impact du téléphone mobile sur la performance scolaire d’élèves au Royaume-Uni. Des écoles de Birmingham, Londres, Leicester et Manchester sont concernées par l’étude du centre pour la performance économique de la LSE.

Dans les établissements ayant interdit les smartphones, les notes obtenues aux tests par des élèves âgés de 16 ans auraient été améliorées de 6,4% en moyenne. Les économistes estiment que cela équivaut à un ajout de « cinq jours sur l’année scolaire » consacrés à l’étude. Le gain est remarquable pour les élèves en difficulté, mais il est insignifiant pour les étudiants les plus brillants.

90% des ados britanniques ont un mobile

En 2001, aucune école britannique interrogée n’avait interdit les téléphones mobiles, mais le taux d’équipement des jeunes était bien moins élevé. En 2007, elles étaient 50% à le faire. En 2012, 98% des établissements ont adopté un règlement en la matière. Certains ont opté pour l’interdiction pure et simple, d’autres demandent de déposer le smartphone en début de journée et de le récupérer après les cours. Une minorité autorise un usage limité du portable.

Au Royaume-Uni, plus de 90% des adolescents ont un téléphone mobile, un taux sensiblement supérieur à celui de la France et des États-Unis, où les stratégies en la matière varient grandement d’un établissement à l’autre. À New York, par exemple, le maire Bill de Blasio a levé l’interdiction de 10 ans sur les téléphones portables dans les établissements scolaires publics. Et ce dans le but affiché de réduire les inégalités scolaires entre élèves. Or, d’après les auteurs de l’étude britannique, cet objectif ne sera pas atteint, bien au contraire. « Autoriser les téléphones mobiles dans les écoles nuira aux étudiants les moins performants et aux revenus les plus faibles », assurent-ils.

Lire aussi :
1,4 milliard de smartphones vendus en 2015 ?

Crédit Photo : Syda Productions -shutterstock

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