Sophia-Antipolis: HP confirme ses investissements R&D

Régulations

Restructuration, optimisation des coûts, refonte de ses datacenters… Oui, HP continue de travailler sa profitabilité, alors que le résultat du groupe est bon. A Sophia Antipolis, la restructuration n’est pas un sujet tabou

Sophia Antipolis (06).- Parmi les sites non administratifs de HP en France, celui de la Côté d’Azur -entre La Gaude (IBM) et Valbonne (où était Digital Equipment)- a su préserver son image de Californie ou de Silicon Valley sur la ‘French Riviera’. Le site de Sophia Antipolis est l’un des trois centres de compétence de Hewlett Packard en France, aux côtés de Grenoble-Eybens et Lisle d’Abeau (entre Lyon et Grenoble). Grenoble abrite l’activité PC et “global delivery”, Lisle d’Abeau est un centre de formation européen.

Le site de Sophia Antipolis, qui compte environ 350 personnes, accueille essentiellement des chercheurs et développeurs. A l’origine, il s’agissait d’un centre de développement de logiciels de Compaq. Ici, les compétences de HP sont doubles: 1. un centre de développement pour OpenView et pour OpenCall, S’agissant d’OpenCall, le rôle de HP est de “permettre la connexion au réseau“; les applicatifs sont chez les partenaires, essentiellement des opérateurs télécoms. Pour OpenView, deux domaines sont couverts ici à Sophia: . l’administration de réseau (TEMIP, d’origine DEC) . l’administration de services ou “service management”, “consolidated service desk”. 2. un centre de support européen, pour les logiciels de télécoms, les serveurs Unix et serveurs X86 (entité HP ISS). L’un des responsables de cette entité, Lionel Schaffhauser, a notamment en charge la dimension “adaptive” des applications de management/ supervision de réseaux et de systèmes reposant sur OpenView. Sophia abrite un labo “Adaptive Entreprise” où sont menées des “démos de processus ‘réseau’ de bout en bout“, incluant Linux sous VMware, exemple. On retrouve ici également des compétences du “Service Center” de Peregrine, récemment acquis ou encore des développements autour de “workload manager”, ou équilibrage automatique de charge sur les réseaux (‘load balancing‘). HP concentre en effet ses investissements sur les solutions d’infrastructures “système et réseau”. “HP est également très impliqué dans le domaine du stockage de données, a souligné Johan Deschuyffeleer, président de HP France, en visite ici avec la presse. “C’est le software qui est le principal différenciateur. Plus de la moitié des 4 milliards d’investissement annuels du groupe vont aux développements de solutions de stockage. Dans les solutions de stockag, nous sommes plus ‘software’ que ‘hardware’. Nous investissons beaucoup, par exemple, dans l’ILM (Information life management, ou gestion du cycle de vie des data) en application des recommandations Bâle II, Sarbane Oxley, l’ensemble des règles d’audit“. Une autre équipe, dirigée ici à Sophia Antipolis par Marc Padovani, a en charge les développements autour des ‘Business critical servers‘ (BCS): serveurs mainframes, haut de gamme, Superdom et les serveurs ‘non-stop’ (ou serveurs à tolérance aux pannes) hérités de Tandem. En pratique, le site de Sophia Antipolis fonctionne comme un carrefour de coopération étroite et concrète : ainsi, parmi les partenaires habitués des lieux figurent des ingénieurs de Microsoft qui viennent ici avec leurs équipements, leurs outils, par exemple dans l’environnement “.Net” pour des tests d’interopérabilité. De même, Accenture dispose ici de son matériel HP dédié. C’est également le cas de Symantec/veritas qui entretient ici un environnement de développement “Cluster file system”, tout comme EMC avec VMware. La liste ne s’arrête pas là. Citons encore d’autres partenaires comme Bearing Point, Deloitte Consulting… “Ici pour nos grands clients, il s’agit le plus souvent de l’étape “proof of concept”, par exemple sur l’interopérabilité des versions entre OS, et l’infrastructure ‘middleware’“. (A suivre)


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