Soupe à la grimace pour Ericsson et Texas Instruments

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Le premier a été particulièrement victime du ralentissement économique en Europe

Le ralentissement économique en Europe est de plus en plus perceptible. Indicateur de taille : les ventes de mobiles ont baissé pour la première fois au premier trimestre selon le Gartner. De quoi impacter les équipementiers fortement présents sur le Vieux Continent.

Après les mauvais résultats de Sony Ericsson, c’est au tour d ‘Ericsson d’afficher des résultats en forte baisse. Le numéro un des réseaux fait état au deuxième trimestre d’un bénéfice net en baisse de 70% à 1,9 milliard de couronnes suédoises (201,3 millions d’euros) contre 6,4 milliards un an plus tôt sur un chiffre d’affaires en hausse de 2% à 48,5 milliards de couronnes (5,13 milliards d’euros), selon un communiqué. L’année 2007 avait été catastrophique pour le suédois. 2008 n’est pas vraiment meilleure.

Le bénéfice opérationnel a reculé de 69% à 2,889 milliards de couronnes (306 millions d’euros) et la marge opérationnelle est tombée à 6,0% contre 19,4% au deuxième trimestre 2007.

Par branche d’activité, le chiffre d’affaires de son activité réseaux a baissé de 1% tandis que celui de la branche multimédia a augmenté de 16% et celui des services aux professionnels de 7%.“L’activité générale est restée stable”, a commenté le patron du groupe, Carl-Henric Svanberg, cité dans le communiqué. M. Svanberg souligne que les ventes ont continué à s’accroître aux Etats-Unis tandis qu’elles sont faibles en Europe de l’Ouest, son principal marché.

“En l’absence de changements majeurs en ce qui concerne l’environnement du marché, nous pensons qu’il est toujours prudent de tabler sur un marché des réseaux mobiles atone en 2008”, a-t-il ajouté.

Face à ses difficultés, Ericsson a annoncé l’année dernière un plan de restructuration. Le plan social sera massif : “Au total, on peut s’attendre à ce que le nombre de salariés soit réduit de 4.000 environ dans le monde entier”, déclare Carl-Henric Svanberg.

Du côté de Texas Instruments, on ne rigole pas non plus. Le roi des puces pour mobiles a publié un bénéfice en baisse à 588 millions de dollars, 44 cents par action, contre 614 millions de dollars, 42 cents par action, un an auparavant. Le chiffre d’affaires s’effrite de 2% à 3,35 milliards de dollars.

Encore une fois, les prévisions sont prudentes et en dessous des attentes. TI anticipe un bénéfice par action compris entre 41 cents et 47 cents pour un chiffre d’affaires situé entre 3,26 milliards et 3,54 milliards de dollars.

Pour redresser la barre, TI mise notamment sur les marchés low-cost avec sa plate-forme ‘LoCosto’ qui réunit sur une seule pièce la couleur, la radio FM, un appareil photo ou encore un lecteur mp3. Le géant espère également profiter de l’essor de l’open-source mobile grâce à sa participation dans Android de Google. Texas tient absolument à ne pas rater le coche et à placer ses composants dans les terminaux qui seront développés à partir de la plate-forme ouverte de Google. D’ailleurs, le groupe a présenté un prototype de terminal (basé sur une puce OMAP850) sous Android ainsi qu’un kit de développement.


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