SPIE Communications veut allier cloud et proximité

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SPIE Communications veut allier cloud et proximité

Le cloud ne fait pas peur au spécialiste des services d’infrastructure SPIE Communications. Bien au contraire, nous explique Éric Magny.

Entretien avec Éric Magny, directeur du développement commercial de SPIE Communications. Cette société spécialisée dans les services informatiques – infrastructures et communications – est adossée au groupe SPIE, orienté dès son plus jeune âge (début 1900) sur les sciences de l’ingénieur.

SPIE Communications emploie 2300 personnes, pour un chiffre d’affaires (en 2011) de 326 millions d’euros. Sa cible, « des services sur mesure », avec « un ADN de proximité », explique notre interlocuteur.

Une importante présence en régions

Cet ADN de proximité, SPIE Communications le cultive avec six directions opérationnelles : deux sur Paris, quatre en régions. Le tout assisté par des pôles spécialisés : logistique, distribution, déploiement (centre de Rennes, plus des stocks en région); services opérés (infogérance d’infrastructures); cloud privé (in situ ou hébergé); help desk et service desk (infogérance utilisateur). Ajoutez à ceci un total de 70 agences réparties sur l’ensemble du territoire français.

Les infrastructures ou clouds hébergés supposent la présence de datacenters. La société en possède trois sur Paris et dispose de partenaires tiers (comme SFR) pour l’hébergement et l’externalisation. « Des points de présence régionaux sont prévus », nous signale Éric Magny.

Les clients de SPIE Communications ? « Des comptes qui veulent du national et de la proximité », déclare notre interlocuteur : des grands comptes privés ou publics (CAC 40 “élargi”), qui comptent pour 130-135 millions d’euros de CA annuel; des grandes entreprises (de 500 à 10 000 personnes), 100 à 105 millions d’euros; et enfin des entreprises de 20 à 500 collaborateurs.

La montée du cloud

« Qu’il soit privé ou public, le cloud découle d’une volonté d’externalisation, explique Éric Magny. C’est un modèle d’externalisation et de facturation. » Évidemment, SPI Communications est prêt à accompagner les entreprises souhaitant aller vers l’externalisation, « avec ou sans cloud ».

Le chiffre d’affaires de la société peut être découpé en conseil et ingénierie (environ 180 millions d’euros), en infogérance (105 millions d’euros) et en services opérés et cloud (28 millions d’euros). « Un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros, mais en croissance. »

Avec son offre cloud, SPIE Communications tire profit de la multitude de solutions industrialisées proposée par les développeurs et éditeurs. La société peut les exploiter sur son réseau de datacenters, qui lui offre une bonne présence. Pour SPIE Communications, allier cloud et proximité est la clé du succès.

Des offres pour les PME/TPE ?

L’industrialisation de l’IT ne dérange guère la société, qui reste concentrée sur les services d’infrastructure (comme son concurrent SCC). Toutefois, elle ne compte pas se faire ravir des parts de marché par des services prêts à l’emploi.

Aussi, Éric Magny nous confie qu’une « grosse réflexion » est menée afin de « proposer des offres très industrielles et packagées dédiées aux petites entreprises ». SPIE Communications sur les traces d’Orange Business Services ?

Crédit photo : © Silicon.fr


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