Un standard pour les serveurs ARM… et Windows Server en prime  ?

DSI

ARM lance un programme visant à  mettre en place un ensemble de spécifications de base pour les serveurs qui utiliseront son architecture processeur 64 bits. Une initiative qui permettra aux entreprises de choisir leur matériel en toute transparence. En effet, contrairement aux serveurs x86 basés sur un assemblage de processeurs et de périphériques dont les

ARM lance un programme visant à  mettre en place un ensemble de spécifications de base pour les serveurs qui utiliseront son architecture processeur 64 bits. Une initiative qui permettra aux entreprises de choisir leur matériel en toute transparence.

En effet, contrairement aux serveurs x86 basés sur un assemblage de processeurs et de périphériques dont les spécifications sont connues, les serveurs ARM 64 bits s’appuieront essentiellement sur des SoC, des composants tout-en-un pouvant intégrer plus ou moins de fonctionnalités.

Les spécifications SBSA (Server Base System Architecture) permettront de savoir ce qui se trouve exactement au cœur d’un serveur ARM, mais aussi de disposer d’éléments techniques expliquant comme démarrer la machine, accéder à  ses entrées/sorties, utiliser la virtualisation ou des fonctions avancées comme le chiffrement hardware. Des informations essentielles pour les développeurs.

La mise en place de SBSA est le résultat d’un effort conjoint entre ARM et plusieurs de ses partenaires. Un modèle qui suit les principes du projet Open Compute initié par Facebook. Pas étonnant donc que cette annonce soit faite alors que se tient l’Open Compute Summit 2014, réunion annuelle des membres de ce projet qui promeut le design de serveurs ouverts.

Tous les grands répondent présents…

Parmi les partenaires investis dans la mise au point de ces spécifications, nous trouvons des concepteurs de puces ARM 64 bits  :

  • AMD, qui vient de présenter son premier Opteron ARM 64 bits  ;
  • AppliedMicro, qui développe actuellement la gamme X-Gene  ;
  • Broadcom, qui compte lui aussi entrer dans la danse  ;
  • Cavium, avec sa gamme ARM 64 bits Project Thunder.
  • Texas Instruments, au travers de dérivés des composants KeyStone.

Nous trouvons également des éditeurs de solutions Linux, comme Canonical (Ubuntu), Linaro, Red Hat et SUSE, ainsi que les constructeurs Dell et HP. à€ noter enfin, la présence de Citrix et de Microsoft.

… Même Microsoft  !

Et oui, Microsoft se lance lui aussi dans l’aventure. La société reste étonnamment discrète concernant ses plans liés aux serveurs ARM. Toutefois, sachant que nous parlons ici de machines 64 bits multicœurs de hautes-performances (et non de simples NAS), nous pouvons supposer que des moutures ARM du système d’exploitation Windows Server et de l’hyperviseur Hyper-V seront proposées par la firme de Redmond.

ARM a d’ores et déjà  indiqué que l’annonce faite aujourd’hui concernait un écosystème de concepteurs d’OS allant de Linux à  Windows.

Le premier SoC ARM serveur du marché, l’Opteron A1100 d’AMD, proposerait des performances 2,5 fois plus élevées que son prédécesseur x86, l’Operon X2150, pour une consommation électrique peu ou prou identique. S’il est confirmé que Linux comme Windows seront accessibles sur cette plate-forme, Intel aura vraiment de quoi se faire des cheveux blancs.

Toutefois, un écueil attend les puces serveurs ARM : le désir de certains acteurs de ne pas empiéter sur leurs activités x86. Une stratégie qui pourrait ne rendre ces serveurs accessibles qu’aux grands noms du monde des datacenters. Un utilisateur lambda sera-t-il en mesure de se payer une carte-mère ARM 64 bits pour un coût modique  ? Réponse courant 2014.


Voir aussi

Quiz Silicon.fr – Aux ARM, etc.


Auteur : admin
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