StartWest : Avec Evodia, le manuscrit retrouve ses lettres de noblesse… numérique.

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Gutenberg et De Vinci n’ont qu’à bien se tenir, les manuscrits anciens et tous les documents manuscrits numérisés sont déchiffrés, et stockés sur support numérique pour l’éternité. Evodia, acteur de dématérialisation, perfectionne chaque jour ses solutions

Lors de la manifestation StartWest à Nantes, silicon.fra tenu à présenter cette société prometteuse, fondée pour commercialiser les travaux de chercheurs en dématérialisation, et lauréate du concours Anvar 2006.

Historique

La dématérialisation s’incarne hors du labo

Quatre chercheurs du laboratoire IMADOC de l’IRISA (Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires) à Rennes souhaitaient commercialiser le résultat de leurs travaux sur la reconnaissance de manuscrits et d’écriture. En 2005, ils ont donc fait appel à Yvan Ridé, pour créer la société Evodia, comme le permet la loi Allègre sur l’innovation. “Les chercheurs sont actionnaires de la société et peuvent consacrer 20 % de leur temps à son développement. Bien entendu, Evodia et le laboratoire ont passé un accord concernant les droits sur les licences logicielles concernées“, précise Yvan Ridé. À cette époque, des prospects s‘étaient déjà fait connaître.

Aujourd’hui la société compte 10 salariés, des ingénieurs juniors et Yvan Ruidé qui assume la commercialisation. Elle doit donc se développer en s’appuyer sur un réseau de Vars et d’intégrateurs en France et à l’étranger. “Proposer du service n’est pas notre vocation. Notre métier reste le développement et la recherche, et nous devons y consacrer tous nos efforts”, souligne Yvan Ridé.

Cependant, Evodia compte déjà plusieurs clients, comme des services d’archives départementales, des conseils généraux (Mayenne, Gironde, Morbihan…), mais aussi des industriels comme l’Apave (spécialiste de l’ingénierie des risques en milieu industriel).

Les solutions

Des technologies de reconnaissance tous azimuts

Evodia développe et commercialise une gamme de produits permettant aussi bien le traitement hors ligne que la composition en ligne de contenus complexes dans des documents numériques. Elle apporte aussi l’indexation automatique de documents numérisés, très appréciée pour les documents d’archives, anciens et abîmés. Cependant, ces technologies sont aussi exploitées pour autres usages.

Annotation automatique propose des traitements d’image pouvant reconnaître la structure des documents numériques, de masquer de contenus, de reconnaître l’écriture, etc.

KerQuery autorise l‘annotation collective sur la visualisation souple d’images (zoom, rotation, passage à l’image suivante…). Et surtout, le logiciel intègre un large éventail de fonctions de recherche (y compris sur l’écriture manuscrite).

Script&Go interprète à la volée des schémas exécutés à main levée sur des tablet-PC.

“Toutaki, J’apprends à écrire”, dont le nom explique tout, à partie d’un tablet-PC.

Modèle économique :

La vente indirecte et les éditeurs en OEM

Actuellement Evodia vend parfois en direct, mais surtout via des intégrateurs locaux.

Après avoir démontré la pertinence de sa solution de dématérialisation, Evodia souhaite développer un réseau d’intégrateur, ou des partenariats avec des éditeurs pour intégrer ses produits à leurs offres. C‘est pourquoi elle leur propose soit des logiciels génériques (Frameworks), soit des logiciels métier (Applications).

Montant recherché : 1,1 million d’euros pour

– Industrialiser la R&D et les services

– Organiser et développer la commercialisation directe et indirecte

– Se développer à l’international

Business Plan

Capitaux propres Chiffre d’affaires Résultat courant avant impôts Effectifs
2008 288 K€ 515 K€ (95) K€ 14
2009 665 K€ 2 000 K€ 280 K€ 23
2010 1 500 K€ 3 700 K€ 1 000 K€ 35

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www.evodia.fr


Auteur : José Diz
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