Stéphane Richard, futur président de France Télécom

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L’information est confirmée par les responsables de l’opérateur. D’ici deux ans, Stéphane Richard remplacera Didier Lombard à la tête de France Télécom.

Actuel directeur de cabinet de la ministre de l’Economie Christine Lagarde, Stéphane Richard va prendre la tête de l’opérateur historique, France Télécom.Dans deux ans, il succèdera à Didier Lombard.

Dans un communiqué, Didier Lombard explique : “Stéphane Richard va arriver dans les prochains mois, avec la perspective de me succéder dans deux ans . C’est moi qui ai proposé à Stéphane Richard de me rejoindre au sein de l’équipe de direction générale du groupe. Il sera chargé des activités du groupe à l’international, ce qui représente plus de la moitié de notre chiffre d’affaires“. Il est vrai que l’information avait d’abord filtré en provenance de Bercy… comme si l’actuel gouvernement rappelait au passage que c’est l’Etat le principal actionnaire. On retiendra que l’heureux élu du gouvernement n’est pas réellement du sérail. C’est un HEC, un énarque et non un X-télécom…

Stéphane Richard est diplômé de l’école des Hautes Etudes Commerciales (HEC) et énarque. Il a débuté sa carrière comme conseiller technique au cabinet de Dominique Strauss-Kahn au ministère délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur entre 1991 et 1992, il fut ensuite chargé de mission à la direction financière de la Compagnie générale des eau x, avant de diriger la Compagnie générale d’immobilier et de service – CGIS, devenue Nexity. Avant son passage à Bercy, il fut dga de la division transport de Véolia Environnement.

Ses objectifs au sein de l’opérateur seront de “s’adapter à la baisse du pouvoir d’achat “. A ce titre, il est prévu de lancer des offres spécifiques à destination des plus démunis. Déjà un forfait mobile bloqué à 10 euros par mois pour 40 minutes de conversation, et 40 SMS a été annoncé. Un forfait Triple play ( Internet, téléphonie, télévision) similaire serait également à l’étude.

Reste à savoir quelles dispositions seront adoptées face aux défis auxquels l’industrie des télécoms fera face dans les deux à trois ans. Entre fibre optique et réseaux 4G mais aussi plaintes des concurrents quant à la partition du groupe, il est difficile de dire si l’opérateur historique parviendra à maintenir sa position archi-dominante . L’opérateur devra redoubler d’efforts face à des rivaux qui se renforcent.


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