Stephen Elop : «Nokia n’est pas à vendre»

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Le P-dg de Nokia dément les rumeurs de rachat par Microsoft. Mais la barque prend l’eau. Richard Green, le directeur technologique, quitte son poste. Et la valeur de l’action plonge en Bourse.

« Nokia n’est pas à vendre. » C’est du moins ce qu’a martelé le P-dg du constructeur finlandais, Stephen Elop, en pré-ouverture de l’Open Mobile Summit de Londres (10 et 11 juin), en référence aux rumeurs insistantes de rachat de la compagnie par Microsoft. Selon The Inquirer.net, le dirigeant a démenti les rumeurs, les considérant comme « toutes sans fondements ».

Par exemple, Microsoft était supposé vouloir racheter la division mobile de Nokia. Mais Samsung et d’autres constructeurs ont fait l’objet de ragots similaires, rappelle ITespresso.fr. L’objectif affiché du leader bientôt déchu de la téléphonie mobile est de se redresser et de combattre Apple et Google grâce à un « écosystème mobile global ». Il faudra s’appuyer pour cela sur Windows Phone. L’OS de Microsoft est préféré à celui d’Android car « Nokia a besoin de se différencier ». Cette alliance stratégique devrait rapporter à Nokia des milliards de dollars « en reconnaissance de la nature unique de l’accord ».

Mais il y a des dégâts collatéraux : Richard Green, directeur technologique de Nokia, est en effet parti en congé. Officiellement, « pour s’occuper d’un problème personnel ». Paivyt Tallqvist, porte-parole de Nokia, a précisé au New York Times qu’il n’y a « pas de date de retour de décidée ». Un congé très prolongé, donc. C’est d’ailleurs l’avis du journal finlandais Helsingin Sanomat qui évoque un retour improbable. Pour quelles raisons? Divergence de visions technologiques, abandon de MeeGo, développé avec Intel, au profit de Windows Phone 7… ?

Henry Tirri, directeur du Nokia Research Center, remplacera temporairement Richard Green. Combiné à l’annonce fin mai par la firme finlandaise que ses ventes du deuxième trimestre seraient « substantiellement en dessous des prévisions », l’action Nokia a plongé en Bourse. L’entreprise vaut aujourd’hui moins de 16 milliards d’euros en bourse, soit la moitié de sa capitalisation de février 2011. L’entreprise n’est peut-être pas à vendre mais elle se présente de plus en plus comme une proie potentielle pour qui affiche de grandes ambitions sur le marché de la mobilité.


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