STMicroelectronics : Grenoble part à la reconquête du monde mobile

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Patrick Duréault © STMicroelectronics

La situation est en cours d’amélioration sur le front des composants mobiles ST-Ericsson. Un secteur où les sites de Grenoble (développement – ST-Ericsson et STMicroelectronics) et Crolles (production – STMicroelectronics) sont en pointe.

Lors de notre visite des locaux grenoblois de STMicroelectronics, en compagnie de leur directeur Patrick Duréault (notre photo), nous avons pu faire le point sur l’activité du site.

Elle pourrait se résumer un en terme : R&D. Patrick Duréault insiste sur le côté « développement », l’objectif des ingénieurs de Grenoble étant avant tout de mettre au point des produits finis.

Notez que le cœur historique de la firme est aussi devenu aujourd’hui son cœur informatique : le site de Grenoble héberge en effet la plus grosse infrastructure de bases de données du groupe.

Vers une convergence

Le centre rassemble aujourd’hui environ 2400 personnes : 1370 de STMicroelectronics et 980 de ST-Ericsson. Leur objectif : travailler sur des composants applicatifs pour des marchés comme les set-top boxes, la télévision et l’automobile d’une part (STMicroelectronics), la téléphonie mobile et les tablettes d’autre part (ST-Ericsson).

En reprenant l’activité processeur de ST-Ericsson (ce qui se traduira par un transfert de personnel entre les deux entités), STMicroelectronics entend bien jouer la carte de la convergence. En effet, les composants utilisés dans les secteurs cités ci-dessus tendent à devenir de plus en plus similaires. Ceci permettra aussi à la firme de surfer sur le succès des set-top boxes (où elle occupe la seconde place mondiale).

Pallier la défection de Nokia

Le rapatriement de l’activité processeurs chez STMicroelectronics permettra aussi d’alléger la charge pesant sur les épaules de ST-Ericsson, qui enregistre des pertes colossales (encore moins 318 millions de dollars ce trimestre, pour un chiffre d’affaires de seulement 344 millions de dollars).

Dans cette débandade – que nous espérons temporaire – il n’y a pas eu d’erreur stratégique, mais juste un énorme coup de malchance : la chute brutale de Nokia, qui a totalement raté le virage vers les smartphones. Heureusement, les puces NovaThor commencent maintenant à gagner des partisans.

Voici la liste des terminaux pourvus de SoC NovaThor annoncés depuis le début de l’année : Samsung Galaxy Ace 2, Beam et S Advanced, Sony Xperia go, sola, P et U, Lenovo LePhone S899t et Shanda Bambook.

Notez qu’avec des composants comme le NovaThor L8580, cette plate-forme pourra prochainement accrocher le marché du très haut de gamme mobile.

Partenaires et synergies

Centre névralgique de STMicroelectronics (tout du moins en Isère), le site de Grenoble est à la croisée des chemins. Patrick Duréault nous confie ainsi que l’une de ses tâches consiste à favoriser le développement de l’écosystème d’acteurs gravitant autour de la société.

Il peut s’agir de laboratoires de recherche, mais aussi d’entreprises, petites ou grosses. Citons ARM, qui dispose de bureaux à Grenoble : STMicroelectronics n’est pas seulement un client de la société anglaise, mais se veut aussi un partenaire sur les futures générations de cœurs ARM.

Crédit photo : © STMicroelectronics


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