Stockage des données: HP renouvelle la déduplication avec VLS et D2D

Réseaux

Hewlett Packard introduit non pas une mais deux solutions, deux options pour optimiser jusqu’à 50 fois les volumes de data à stocker

La position de HP était très attendue. Car l’inflation des données à sauvegarder ne pose pas seulement le problème d’une course à la volumétrie des disques et des bandes. – et donc d’un poste de coûts toujours menaçant, même si le prix du giga-octets sur disque continue de chuter.

Le second problème est lié lui aussi à la prolifération des données – structurées mais surtout non structurées (issues de la messagerie, principalement). Il relève de l’exercice d’équilibriste qui consiste à organiser les fenêtres de sauvegarde et de stockage qui ne cessent de s’allonger… lorsque les journées, les nuits et les week-ends ne suffisent plus pour sécuriser les data créées ou modifiées dans la journée ou la semaine…

Et, en parallèle, les exigences de capacité de restauration de ces mêmes données se font toujours plus pressantes. Bref, la quadrature du cercle ou presque.

HP a choisi d’y répondre en proposant la déduplication, avec au moins deux options -selon la taille et les priorités que l’on se fixe.

Au moment de la sauvegarde, il s’agit de supprimer toutes les données redondantes – le cas le plus caricatural étant la pièce jointe d’un email que tout une équipe s’est échangée durant la journée.

Selon HP, les nouveaux algorithmes de déduplication et les process associés permettent de réduire le stockage des données dans une proportion de 1 à 50 !

Au moins deux méthodes de déduplication sont généralement pratiquées:

. au niveau des “blocs de données” (ou ‘chunck level‘)

. au niveau des “objets”

Il faut, bien entendu, y ajouter les algorithmes de compression de données (du type LRZ, apportant un ratio de 1 à 2).

HP propose deux approches:

– en différé: Virtual library system ou HP StorageWorks VLS: le déduplication est faite postérieurement aux sauvegardes; la sauvegarde la plus récente n’est pas altérée, ce qui garantit une restauration quasi instantanée; cette option, évolutive en performances et en capacité, apporte un taux de réduction des données allant jusqu’à 50 fois (!) les volumes disques existants, estime le constructeur

– en dynamique: “disk-to-disk” ou HP StorageWorks D2D, mieux adapté aux petits sites ou PME; c’est la déduplication en mode “hashed” ; avec deux nouvelles appliances, les modèles D2D2500 et D2D 4000, dont les prix varient entre 4.229 et 24.490 euros).

( A suivre )

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Par ailleurs, HP France a présenté ce 26 juin, une nouvelle unité de stockage sur cartouches-disques amovibles, pour petits sites: HP StorageWorks RDX, apportant une capacité de 160 ou 320 Go (prix: 208 et 343 euros HT, respectivement).


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