Stockage mission Apollo : l’incroyable bourde de la NASA

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20 juillet 1969, la date est historique: les premiers pas de l’homme sur la lune. Mais comment donc la NASA a-t-elle pu perdre la trace des bandes magnétiques qui ont enregistré cet événement appartenant au patrimoine mondial?

Elles sont belles les théories sur le cycle de gestion des informations… Voici une histoire vraie qui relative les grands discours!

Un nouvel incident, particulièrement édifiant, vient de mettre en lumière les défaillances possibles malgré les plus nobles intentions du monde lorsque l’on veut s’assurer de conserver bien à l’abri des données stratégiques.

La très médiatique NASA vient de lancer un appel à toute personne, en activité ou en retraite, qui pourrait l’aider à reconstituer le cycle de vie de ces enregistrements sans prix! Et comble de cette triste affaire, la perte pourrait remonter aux années 80. La presse américaine rivalise d’éditoriaux plus caustiques les uns que les autres, y compris dans les magazines spécialisés dans le stockage des données.

La cèlèbre agence spatiale compterait environ 13.000 bandes de données en archives, rien que pour les missions Apollo. Au cours des décennies, elle a régulièrement fait appel à des prestataires extérieurs pour garantir le stockage de ces données. Or, ses dirigeants viennent de reconnaître qu’ils ont perdu la trace d’une bonne partie des bandes de la mission Apollo -celle qui a permis à l’homme de marcher sur la lune. Il s’agit d’images fixes et vidéo, semble-t-il, celles en haute définition, et en particulier celles prises par les deux astronautes, Armstong et Aldrin.

On voit mal comment elles auraient pu être dérobées, d’autant moins qu’il sera très difficile à des recéleurs de les exploiter sans risquer de se faire attraper.

On croit savoir qu’elles ont été transférées des ‘Archives nationales’ de Washington vers le centre spatial Goddard installé dans le Maryland, au milieu des années 80.

Aux dernières nouvelles, ces données auraient pu être convoyées entre plusieurs sites, voire confiées à un prestataire spécialisé -lequel ne saurait plus où elles ont été stockées.

Pour l’heure, personne ne sait dire combien de bandes exactement manquent à l’appel. Bien évidemment, une enquête a été diligentée et des appels à témoins ont été lancés, en particulier auprès de techniciens aujourd’hui à la retraite. On espère ainsi retracer le ou les itinéraires empruntés par ces bandes qui ont d’abord une valeur historique, plus que commerciale -soulignent les autorités américaines.

Seul point rassurant: les dirigeants de la NASA pensent plutôt à une perte ou incapacité à reconstituer le traçage des procédures de stockage, plutôt qu’à un acte de malveillance ou à un vol.

Si cela pouvait au moins servir de leçon…


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