Sun veut accompagner les start-up : bonne 'IDEES' ?

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L’éditeur/constructeur, fort de son savoir technologique propose un programme “d’accélération” aux start-ups avec de fortes remises. Mais l’offre concerne uniquement des aides technologiques. C’est un début

Les éditeurs et constructeurs souhaitent souvent aider les start-ups à démarrer et, bien entendu, en espérant légitimement par la suite lier une relation privilégiée avec elles. Ainsi, les futurs géants du Web encore inconnus pourraient bien se montrer de très fidèles clients lors de leur expansion nécessitant toujours plus de logiciels, matériels et services.

“Nous proposons aux start-ups adhérant à ce programme de remises de 20 à 50 % sur nos solutions et sur celles de nos partenaires, et ce pendant 4 ans maximum,” lance Bruno Hourdel, directeur du marketing chez Sun France. “Nous pensons disposer des meilleures technologies, ce qui leur donne un atout supplémentaire pour réussir. De plus, nous leur assurons gratuitement le support et les formations sur nos logiciels, gratuits et très performants pour la plupart.”

Pour prétendre participer au programme Sun Startup Essentials, les jeunes pousses devront répondre à trois exigences : exister depuis moins de quatre ans, employer moins de 150 personnes (c’est beaucoup) et avoir une existence légale (inscription au registre du commerce). La demande d’adhésion gratuite s’effectue en ligne et l’entreprise sort automatiquement du programme dès que l’une des trois conditions n’est plus remplie.

Des résultats intéressants en un an

Lancé en novembre 2006 aux États-Unis, puis en Chine, en Inde, en Israël, et au Royaume-Uni, le Sun Startup Essentials Program a déjà séduit plus de 1.500 startups. Sun a donc décidé de l’étendre en France, en Allemagne, et au Canada. “Nous avons choisi la France pour trois raisons, explique Sharon Moore, directrice du développement du marché Emea chez Sun. C’est le pays enregistrant le plus fort taux de croissance d’investissements en Europe, la plus forte croissance du taux de pénétration du haut débit des pays du G7. En fin, la France dispose de 71 pôles de compétitivité répartis à travers le pays.”

Mais le nerf de la guerre n’est-il pas ailleurs ?

Soit ! Cela peut toujours servir. Si les start-ups adoptent ainsi les technologies de Sun, aussi ouvertes et standardisées soient-elles, elles ont souvent besoin d’aide au management et à la conduite des affaires. En effet, le problème majeur de jeunes entreprises en France provient souvent des démarches administratives et de l’accompagnement pour décrocher des financements privés ou européens : un vrai casse-tête.

Ce qu’a d’ailleurs compris Microsoft (nouvel ami de Sun) avec son programme IDEES. “Aux États-Unis, nous disposons également de ce type de service, via des partenariats avec des investisseurs en capital (Venture Capitalists). Aujourd’hui, nous lançons déjà ce programme en Europe. Il s’enrichira rapidement de nouveaux services,”annonce Sharon Moore. Il faudra y penser, car acheter des technologies, même moins cher, suffit rarement à faire entrer l’argent…


Auteur : José Diz
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