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Téléphonie mobile USA : T-Mobile et Sprint reparlent fusion

C’est reparti : la consolidation du marché des télécoms américain est de nouveau sur les rails.

Sprint et T-Mobile pourraient prochainement annoncer leur fusion, réduisant à trois au lieu de quatre le nombre d’opérateurs mobiles nationaux outre-Atlantique.

Dans l’immédiat, les conditions de la fusion n’ont pas été évoquées. Cette question serait abordée par les deux parties après le rapprochement avec l’accord des autorités compétentes, selon Reuters.

Une démarche originale – pour ne pas dire inédite – pour ce genre de transaction. Elle aurait pour mérite d’éviter un nouveau refus du régulateur local (FTC) comme cela avait été le cas en 2014 en répondant aux attentes des autorités de tutelle.

Troisième opérateur du pays, T-Mobile est une filiale du groupe Deutsche Telekom. Quatrième acteur du marché, Sprint est contrôlé par le japonais SoftBank depuis 2012.

Leur fusion viserait à mieux répondre aux attentes des consommateurs, notamment face à l’arrivée de la 5G et des investissements nécessaires pour déployer ce réseau de nouvelle génération.

130 millions de clients, 300 MHz de spectre

Avec 130 millions de clients et quelque 70 milliards de dollars de chiffre d’affaires, la nouvelle entité viserait à rééquilibrer un marché concurrentiel aujourd’hui dominé par les numéros un et deux respectifs, AT&T et Verizon.

Sprint et T-Mobile pourraient néanmoins avoir à faire quelques concessions. En particulier, la cession de fréquences alors que les deux opérateurs réunis détiendraient le plus large spectre (plus de 300 MHz contre environ 110 pour Verizon et 170 pour AT&T, selon le cabinet Allnet Insights & Analytics).

Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Cette fusion, si elle a lieu, constituera la quatrième tentative de consolidation du marché nord-américain.

En 2011, AT&T avait renoncé à acquérir T-Mobile face aux conditions imposées par le régulateur.

Après la tentative échouée de rapprochement entre T-Mobile et Sprint en 2014, c’est Iliad-Free qui tentait sa chance. Mais Xavier Niel avait dû reculer face aux exigences de Deutsche Telekom.


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crédit photo © Northfoto – shutterstock

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