Télécoms: ça dégraisse toujours

Régulations

Deutsche Telekom, Nokia, Ericsson: tous annoncent de nouvelles suppressions d’emplois.

Le temps ne se dégage toujours pas pour les salariés des entreprises télécom. Malgré quelques signes de reprise, les groupes, focalisés sur la maîtrise de leurs coûts, continuent à sabrer dans leurs effectifs après une année 2002 déjà marquée par de nombreux licenciements.

Après l’opérateur allemand Deutsche Telekom qui a reconnu que les suppressions d’emplois seraient plus nombreuses que prévu, c’est au tour de Nokia et d’Ericsson d’annoncer de nouveaux plans sociaux. Le finlandais a annoncé la suppression de 550 postes dans les infrastructures de réseaux, ce qui correspond à 3% de l’effectif de cette filliale. Ces mesures toucheront les sites de recherche et développement de Nokia aux USA, en Grande-Bretagne, en Suède et en Finlande. Certains sites seront même fermés. Effectifs divisés par deux chez Ericsson Quant au suédois Ericsson, qui n’en finit pas de licencier, il annonce la suppression de 1.200 emplois dans ses services informatiques. Ce nouveau plan de réduction d’effectifs est vraisemblablement lié au projet d’externalisation des services informatiques du groupe. Ericsson, qui a publié récemment sa neuvième perte trimestrielle consécutive, prévoit de ramener ses effectifs sous la barre des 60.000 personnes d’ici à la fin de l’année, dans le cadre d’un plan de réduction des coûts. Il y a cinq ans, Ericsson comptait 102.000 employés: ils sont 64.000 aujourd’hui.


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