Télécoms, hard, soft, services: qui profitera le mieux de la reprise?

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Différentes études tablent sur une croissance soutenue des NTIC en Europe. La France se situe dans la moyenne

Un air de franche reprise souffle sur les nouvelles technologies de l’Information. Mais tous les secteurs ne seront pas logés à la même enseigne.

Selon l’Observatoire européen des technologies de l’information (EITO), le secteur des NTIC et des télécoms en Europe progressera de 3,1% en 2004 à 611 milliards d’euros, en 2005 la croissance devrait atteindre 4,4%. Ces prévisions marquent un mieux par rapport à la croissance de 0,8% enregistrée en 2003, mais restent bien en deçà des taux de croissance supérieurs à 10% de la période 1998-2000. Par aillleurs, selon EITO, le marché du matériel informatique devrait progresser de 1,1% en 2004 et de 2,5% en 2005, contre une baisse de 6,1% en 2003. Le secteur des équipements de télécommunications devrait également renouer avec la croissance, avec 2,0% de hausse en 2004 et 5,1% en 2005, à comparer avec une baisse de 4,4% en 2003. En Europe, le marché présente des disparités. L’Espagne devrait briller avec une progression de 5,4%, la France et la Grande-Bretagne devraient connaître une hausse de 2,4%, tandis que l’Allemagne, premier marché européen, ne devrait gagner que 1,2%. Pour l’Italie, la hausse attendue est de 1,7%. Les logiciels feront mieux que les services Une autre étude s’attarde sur la reprise du marché des logiciels et des services. Le document de SG Securities prévoit que la croissance des premiers sera plus forte que pour les secondes, respectivement +4% et +3% en 2004. Et de tabler sur la poursuite de la consolidation dans les services informatiques plus que dans les logiciels. Les services seraint encore trop fragmentés et les offres, moins différenciées, subissent les pressions tarifaires, explique l’étude. L’auteur ajoute qu’il n’attendait pas de “grande opération” de la part de Cap Gemini Ernst & Young et que Atos Origin devrait se concentrer sur l’intégration de l’ancien Sema, acquis l’an dernier. Il a ajouté qu’une OPA sur Cap Gemini était possible mais qu’une opération hostile dans ce secteur était difficile car l’activité dépend avant tout des ressources humaines. Parmi les petites capitalisations, il a estimé que Steria pourrait procéder à des acquisitions en France et en Europe et que Sopra pourrait être une cible idéale. Il ajouté qu’Alten et Ilog pouvaient racheter des petites sociétés mais que ces groupes pouvaient aussi bien intéresser un concurrent beaucoup plus grand qu’eux.


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