Téléphone fixe : SFR candidat au service universel

Régulations

La chasse gardée de France Télécom pourrait changer de main

Une page pourrait se tourner dans l’histoire française des télécoms. En mars, le mandat de France Télécom sur le service universel de téléphonie fixe (SU) prendra fin. Le gouvernement a lancé un appel à candidatures en janvier et SFR est sur les rangs.

La filiale de Vivendi entend se démarquer de l’opérateur historique avec “une offre très avantageuse pour les consommateurs sur la période 2009 à 2012”.Celle-ci se composera d’un abonnement au service de 13 euros par mois contre 16 pour France Télécom.

Par ailleurs, SFR maintiendra un dispositif de réduction tarifaire en faveur des personnes disposant de faibles revenus, conduisant à des « tarifs sociaux » de 6,49 euros TTC par mois.

L’opérateur, qui désormais joue sur tous les tableaux (fixe, mobile, internet), conditionne néanmoins sa candidature au “strict respect par l’opérateur historique de ses obligations réglementaires, notamment l’alignement préalable des prix de gros sur les coûts réels des infrastructures utilisées, conduisant notamment à réviser le prix et les conditions opérationnelles de l’offre « VGAST » à 8,73 euros HT par mois”.

Le Service Universel (SU) est une mission de service public. L’opérateur en charge doit fournir le tarif social et un service téléphonique de qualité à prix abordable. Ce service est financé par un prélèvement sur le chiffre d’affaires des différents opérateurs français, son coût annuel est d’environ 125 millions d’euros.

Rappelons que le gouvernement a également lancé un appel d’offres pour le Service Universel du haut débit qui permettra à “Chaque Français, où qu’il habite, de bénéficier d’un droit à l’accès à internet haut débit opposable à des opérateurs clairement identifiés”.Orange et Eutelsat se sont portés candidats.


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