Telindus + Arche : vive le boom de la ToIP !

Régulations

A peine les deux entités ont-elles finalisé leur rapprochement qu’elles remportent deux méga-contrats de téléphonie sur IP avec deux banques: 4.000 postes pour l’une, en son siège social, et 18.000 postes, à terme, pour l’autre…

La voix ou téléphonie sur réseaux IP n’en est plus au stade des maquettes. A preuve, les contrats que Telindus est en train de finaliser avec deux grands établissements bancaires (non encore cités). Au total et à terme, ces deux déploiements cumulés dépasseront les 22.000 postes.

L’absorption d’Arche Communications par Telindus se concrétise au moment propice. Sur le nouveau total des effectifs Telindus Arche (550 personnes), une cinquantaine d’ingénieurs et de techniciens sont mobilisés par des projets de ToIP/VoIP. Ce marché est effectivement en plein décollage. Chez Telindus Arche, les références pleuvent: ces deux contrats dans la banque s’ajoutent à d’autres dans l’industrie, la pharmacie, etc. Parmi les plus récents, sont cités Infogrames – Atari (1.000 postes clients), le groupe Salomon (1.000 postes), un grand constructeur automobile (40.000 postes à terme), Cegid, Fournier Pharma, STMicroelectronics près de Genève… “En 2005, ces déploiements ont généré chez Telindus une croissance de 300% de nos ventes sur ce créneau“, a expliqué, à la presse, Laurent Auzely, responsable Développement Communications IP, lors de la présentation d’un livre blanc (cf. ci-après). La complémentarité entre les équipes de Telindus et Arche tend à se confirmer: le premier, intégrateur originaire de Belgique, s’est bien implanté en région (Rhône-Alpes, Sud, Bretagne), avec des compétences en administration/supervision des communications IP, tandis qu’Arche s’est surtout développé en Ile-de-France avec une offre de services managés, du conseil et des prestations des services orientées sécurité. Quels sont les freins, les appréhensions? “Nous sommes dans les applications IP. Donc c’est vrai,admet Laurent Auzely,il persiste une relative fragilité due à des facteurs bien connus: la disponibilité des débits, le “scam” sur les postes téléphoniques, la confidentialité…” Et d’ajouter: “Par essence, dans la voix sur IP, avec le protocole UDP, on n’a pas d’acquittement sur les paquets envoyés, comme c’est le cas pour la transmission de données. Il n’est pas possible de renvoyer des paquets perdus… Donc, c’est vrai que s’agissant de la qualité de service, on se cherche encore, avec des critères techniques comme la non dégradation du taux de gigue. Mais il faut aussi du pragmatisme“. Côté fournisseurs, Telindus Arche travaille avec Cisco et Alcatel mais également Avaya, notamment sur le Benelux. “En cas d’interopérabilité entre PABX hétérogènes, en attendant des déploiements plus avancés, il faut faire avec le protocole QSIG, pour maintenir les principaux services -interception, renvoi d’appels, etc.“. Un livre blanc orienté vers les ‘communications unifiées’

“De la voix sur IP aux communications unifiées”: le titre du livre blanc édité par Telindus Arche reprend la terminologie au goût du jour, celle de Cisco entre autres. Ce document de synthèse récapitule les trois grandes étapes de la téléphonie sur IP: il y a eu d’abord le transport de la voix sur réseaux télécoms IP entre sites distants (VoIP)- fin des années 90, début 2000, puis l’arrivée de solutions avec les IP-PBX de nouvelles générations (architectures souvent hybride), et depuis quelques mois, l’environnement applicatif qui est en train de changer. C’est la phase actuel de l’Internet mobile et des nouveaux terminaux IP plus abordables. La mobilité, le travail collaboratif, la relation clients constituent la “troisième révolution“, celle des communications unifiées, où l’on voit le protocole de convergence SIP, indépendant de la transmission des données, prendre le relais de H323.


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