Computex 2012 : la convergence façon Toshiba, en images

Voués à concrétisation dans les rangs du Computex 2012, de nombreux concepts hybrides se sont matérialisés sous la houlette d’Asus, Acer, MSI et… Toshiba, qui s’est toutefois aventuré à tâtons sur le front de la convergence.

Le constructeur nippon, aux antipodes de l’avant-gardisme dont ont fait preuve nombre de ses pairs, s’est complu dans l’expectative plus que l’affirmative. Avec certes dans son collimateur un inéluctable point de chute nommé Windows 8, mais jouant davantage d’alléchants prototypes que de produits finalisés pour laisser miroiter l’étendue de son futur catalogue.

Quelques certitudes toutefois. Le 10,1 pouces s’est bel et bien imposé comme la diagonale de référence pour les tablettes, désormais indissociables de leur clavier chiclet amovible, longtemps resté une caractéristique propre à la gamme Asus Transformer. De même, la connectique s’est standardisée : on retrouve au minimum un capteur photographique dorsal et une webcam, additionnés au bas mot d’un port USB (à la norme mini chez Toshiba), d’une interface HDMI (idem) et d’une sortie son, typiquement du jack 3,5 mm.

Mais ce clavier détachable, quand bien même il s’avère optionnel, se révèle un précieux adjuvant, avec ses 3 ports USB 3.0, son connecteur HDMI et son lecteur de cartes microSD. Il constitue d’ailleurs le noyau fonctionnel du deuxième concept présenté à l’occasion de ce Computex 2012 : une ardoise articulée autour d’un clavier coulissant rétractable sous le panneau principal, soit l’écran. Une machine qui, telle quelle, ressemble furieusement à l’Asus Eee Pad Slider, laquelle n’avait pas su s’attacher les faveurs des foules lors de sa sortie.

Faute de grives…

Pour rester dans le domaine du tangible côté tablettes, l’AT300 se présente au rendez-vous d’Android Ice Cream Sandwich. Cette 10,1 pouces de 9 mm d’épaisseur embarque un processeur quadricœur Nvidia Tegra 3 doublé de 1 Go de RAM, à des années-lumière du tout-Windows que prônent dorénavant certains acteurs du marché. Cette tendance à la convergence ne se répercute cependant pas au chapitre des ultrabooks.

Sans composantes amovibles ni dalle tactile, l’hybridité s’affiche aux abonnés absents. Une définition applicable au nouveau U840W, lambda jusqu’à son autonomie de 8 heures en utilisation traditionnelle. Pour se différencier un tant soit peu et esquiver l’écueil de banalité que laisserait volontiers entrevoir une adhésion scrupuleuse aux consignes d’Intel en la matière, Toshiba accouche d’un écran de 14,4 pouces en résolution 1792 x 768, soit un ratio d’affichage de 21:9.

Basé sur des processeurs Intel Core i de 3e génération (dont l’i5-2467m à 1,7 GHz – 2,3 GHz en mode Turbo), le produit intègre en standard 4 Go de RAM, capacité extensible à 8 Go. Sa disponibilité, actée pour le trimestre prochain, devrait se cantonner, du moins dans un premier temps, aux États-Unis. Le Vieux Continent se rabattra sur le modèle U840, un 14 pouces muni d’un panneau TFT de 14 pouces en HD Ready (1366 x 768 points) et d’un stockage hybride à 320 Go de disque dur magnétique et 16 Go de flash NAND pour le cache.

Une option tout SSD à 256 Go est proposée, mais les tarifs s’en ressentent, pour un ensemble qui avoisine les 1730 grammes sur la balance et les 2 centimètres d’épaisseur. Un généreux châssis qui abrite en contrepartie une connectique complète : 3 ports USB 3.0, une sortie HDMI 1.4 (compatible 3D, donc), un couple jack casque-micro et une carte combo Wi-Fi 802.11n / Bluetooth 3.0 sur mini-PCIe.

Dans la catégorie des poids légers, le Portégé Z930, 1,12 kg au compteur, représente l’évolution naturelle du vénérable Z830, passé pour l’occasion à l’Ivy Bridge, toujours en 13,3 pouces, avec une prise en charge de la technologie Intel vPro et un écran antireflet. Fort de quelque 8 heures d’autonomie et d’un disque dur de 1 To (ou d’un SSD jusqu’à 512 Go) pour une RAM maximisée à 12 Go de DDR3-1600, l’ensemble devrait s’afficher à plus de 1100 euros TTC.

La suite en page deux…

Les ultraportables à la rescousse

Pour corriger un tantinet une échelle tarifaire aux airs d’aberration au vu de la frilosité qu’elle génère auprès du grand public, Toshiba poursuit l’offensive sur le terrain des ultraportables, autrement moins onéreux. Témoin la série R9 et ses trois éminents représentants : le Portégé R930 (13,3 pouces), et les deux Tecra R940 et R950 (respectivement 14 et 15,6 pouces).

Ces machines ont en commun une mémoire vive extensible à 16 Go et la puissance revendiquée du GPU Intel HD Graphics 4000 intégré aux processeurs Core, quand bien même l’AMD Radeon fait une apparition remarquée au catalogue, en tant qu’option. Le stockage a lui aussi trouvé son standard pour 2012, avec un disque dur de 500 Go ou un SSD de 256 Go. En outre, la 3G HSPA, si elle demeure une composante optionnelle, point à l’horizon de la mobilité, en guise de complément au couple Wifi 802.11n et Bluetooth 4.0.

Les mœurs évoluent également en matière d’affichage, mais l’éclectisme prime : DisplayPort sur le R940, HDMI sur le R930, VGA et WiDi pour tous. Le tout avec autonomie moyenne de 9 heures pour tous les modèles, excepté le R950, qui se fixe à 7 heures.

Et le tout-en-un fut…

Etranger à bien des égards à la lutte sans merci qui s’orchestre sur le front du nomadisme, le monobloc LX830 fait valoir ses 23 pouces en Full HD et ses CPU Core i5 à double cœur. Mais la transition vers l’ère Windows 8 laisse une impression d’inachevé, alors que le tactile capacitif à 10 points de contact n’est qu’en option. Le cocktail est d’autant plus saugrenu que le Bluetooth, pourtant un pilier de la politique du sans fil que prône Toshiba, disparaît au profit d’une entrée HDMI.

Ce seul élément laisse à penser que le LX830, paré pour investir les rayons à l’automne aux alentours des 750 euros TTC, est davantage pensé comme un écran interactif propice à la consultation de contenus, idéal lors de showrooms ou pour certains corps de métier : hôtellerie, petits commerces, etc.