Pour gérer vos consentements :

Transformation numérique : un décalage entre perception et réalité

Malgré la diffusion des technologies de rupture, les inquiétudes concernant les coûts, les compétences et la sécurité peuvent freiner leur diffusion. De surcroît, dirigeants et managers de grandes entreprises n’ont pas la même perception du potentiel des solutions numériques sur la compétitivité de leur organisaton.

C’est ce que met en exergue le groupe indien de services Tata Communications dans une étude (The Cycle of Progress). 1600 décideurs en entreprise ont été interrogés dans 10 pays. France, Allemagne, Royaume-Uni, Hong Kong, Singapour, Inde, EAU, Arabie Saoudite, États-Unis et Canada sont concernés. (Voir l’infographie).

Résultat : l’Internet des objets ou IoT (53%), les applications d’analyse prédictive (51%), l’intelligence artificielle – IA (46%) et la blockchain sont les technologies les plus largement adoptées par les organisations concernées. Les départements les plus investis sont les ventes, le marketing et le support client. Les services financiers, le juridique et les ressources humaines arrivent ensuite.

Une fois les projets de transformation numérique avancés, les principaux avantages les plus souvent cités sont : l’amélioration de la satisfaction client pour l’IA (34%), la qualité produit pour la blockchain (35%), l’optimisation des opérations pour l’IoT et l’analyse prédictive (41% et 38% respectivement).

Mais des interrogations persistent.

Coûts et compétences

Il existe des divergences de perception entre les directions exécutives et les décideurs métiers.

Ainsi, 41% des membres du conseil d’administration et 33% des dirigeants d’entreprise pensent être à la pointe de leur industrie en matière d’adoption de technologies du numérique. Cette proportion chute à 18% chez les directeurs métiers et à 14% chez les responsables de service.

Par ailleurs, des obstacles à la diffusion de technologies de pointe existent. La première concerne les coûts de l’innovation jugés élevés (43%). Les problématiques de sécurité (40%), de confidentialité et de protection de la vie privée (37%) arrivent ensuite. Le déficit de compétences (30%) est une autre inquiétude.

En outre, l’impact de l’automatisation sur l’emploi est diversement apprécié d’un continent à l’autre. Malgré tout, globalement, les répondants estiment que l’IA (72%), l’analyse prédictive (73%), la chaîne de blocs (65%) et l’IoT (75%) peuvent avoir un impact sociétal positif au-delà de leur propre organisation.

(crédit photo © Shutterstock.com)

Recent Posts

Windows et Azure sont tombés : Crowdstrike à la source d’une panne informatique mondiale

Une mise à jour de l'EDR Crowdstrike Falcon a planté une multitude de serveurs et…

1 jour ago

Les choix d’OpenAI pour GPT-4o mini

Un modèle GPT-4o mini rejoint le catalogue d'OpenAI. De la conception à l'évaluation, il a…

2 jours ago

Le Réseau interministériel de l’État, sujet à dépendance

La Cour des comptes appelle à formaliser et à professionnaliser certains aspects du RIE, tout…

2 jours ago

Etalab en position de faiblesse au sein de la Dinum

La Cour des comptes attire l'attention sur le risque d'affaiblissement d'Etalab, privé, ces dernières années,…

3 jours ago

Une Dinum « balbutiante » sur l’open data et les logiciels libres

Missions historiques de la Dinum, l'ouverture des données publiques et la promotion des logiciels libres…

3 jours ago

Pour son premier LLM codeur ouvert, Mistral AI choisit une architecture alternative

Pour développer une version 7B de son modèle Codestral, Mistral AI n'a pas utilisé de…

3 jours ago