TRIBUNE: Red Hat – JBoss, peut-on parler d’Open-Source ?

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Lorsqu’une entreprise anime une communauté de développeurs et assure son avenir en salariant les personnes qui la gèrent, peut-on toujours parler d’Open Source ?

Certes, RedHat et JBoss répondent bien aux dix critères énoncés par l’Open Source Initiative (http://www.opensource.org/docs/definition.php). Encore que sur le dixième, à savoir ?License Must Be Technology-Neutral?, on pourrait débattre?

Bien sûr, chacune s’appuie sur le partage et les apports des développeurs de la planète. Mais là encore, qui prend la décision finale des évolutions et de l’orientation ? Celle-ci est-elle réellement objective si les décideurs appartiennent majoritairement à la même entreprise ? Convenons-en, ces questions philosophiques ne changent rien à la donne. Ces deux sociétés ont trouvé un modèle industriel adapté pour répondre au besoin des entreprises : vendre de l’expertise sur des solutions pérennes, quitte à ne pas faire payer le logiciel, et à en partager le code. Et cela fonctionne très bien, puisqu’elles s’inspirent de ce qui a toujours alimenté le secteur du logiciel : sans assistance ou support, point de salut ! Ce que reconnaissent volontiers aussi bien Franz Meyer que Marc Fleury. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de porter un jugement de valeur, mais juste de montrer la réalité, loin de l’obscurantisme des ultra du libre, sautant sur la moindre occasion pour conforter leurs croyances (qui ne souffrent généralement aucun compromis?). Suffirait-il qu’IBM ou que Microsoft (au hasard?) déposent intégralement le code source de certains de leurs logiciels pour être taxées de sociétés Open Source ? Elles le font parfois, sans émouvoir pour autant le landernau du logiciel dit ?libre?. Libre à chacun d’avancer sa propre vision de la liberté, et de respecter celle des autres ! Chapeau bas, moi j’y bosse.


Auteur : José Diz
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