Trimestriels: STMicro en ligne, Sun moins pire que prévu…

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Encore des résultats constrastés

Comme Texas Instruments,

STMicroelectronics a profité de la solide demande dans les secteurs des téléphones portables et de l’électronique grand public. Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs, numéro un européen, a dégagé un bénéfice net de 168 millions de dollars, soit 18 cents par action, en ligne avec le consensus Reuters Estimates, contre 26 millions (trois cents) sur la période correspondante de 2005. A cette époque, STM avait subi une lourde charge de restructuration liée au déplacement vers l’Asie d’une partie de la production. Son chiffre d’affaires a augmenté de 15,4% à 2,5 milliards de dollars au deuxième trimestre. La marge brute ressort à 35,4% au deuxième trimestre contre 35,8% attendu et 33,0% un an plus tôt. “ST gagne des parts de marché à la fois grâce à l’extension de notre clientèle et à la solidité croissante de notre offre de produits”, explique Carlo Bozotti, p-dg du groupe. Pour le troisième trimestre, le groupe prévoit une variation séquentielle de son chiffre d’affaires comprise entre une baisse d’un pour cent et une hausse de 5%. Du côté de Sun, c’est toujours la soupe à la grimace. Le constructeur d’ordinateurs a accusé une perte nette de 301 millions de dollars, soit neuf cents par action, au quatrième trimestre de son exercice clos le 30 juin, comparé à un bénéfice net de 50 millions (un cent) un an plus tôt. Mais cette perte inférieure aux attentes. Un passage dans le rouge qui s’explique par le plan social engagé par le groupe. Sun a annoncé fin mai la suppression 5.000 emplois, soit 13% de ses effectifs. Cela a été la première grande mesure du nouveau directeur général du groupe, Jonathan Schwartz, qui a pris les rênes du groupe en avril en remplacement du cofondateur de la société Scott McNealy. La bonne nouvelle vient du chiffre d’affaires qui a progressé de 29% sur un an à 3,83 milliards de dollars grâce à l’acquisition de StorageTek, à comparer à un consensus de 3,61 milliards. Il augmenté de plus de 20% par rapport au trimestre précédent, la plus forte hausse entre un troisième et un quatrième trimestre depuis l’exercice 2000, précise Sun. Le géant japonais Nec est également dans le rouge. Le fabricant a publié une perte trimestrielle en raison de la forte baisse des prix des drivers LCD. Le huitième fabricant mondial de semi-conducteurs, contrôlé à 70% par le groupe NEC Corp. a déclaré une perte opérationnelle de 5,76 milliards de yens (49 millions de dollars) pour le trimestre d’avril à juin, contre 9,81 milliards de yens un an plus tôt. Pour l’exercice à mars prochain, NEC Electronics s’en tient à ses objectifs déjà annoncés en avril d’un bénéfice opérationnel de cinq milliards de yens. L’an dernier, NEC Electronics avait subi une perte de 35,7 milliards de yens.


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