L’Europe s’équipe en serveurs Itanium Integrity de HP

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La Commission européenne, après appel d’offres, a retenu les serveurs HP Integrity, avec processeur Itanium d’Intel pour en équiper 13 institutions.

HP fait savoir que sa filiale belge a été choisie par la Commission européenne pour équiper 13 institutions européennes (« agences et organismes ») de serveurs centraux sous Unix : il s’agit de serveurs HP Integrity, sous HP-UX 11i V3, motorisés par des processeurs Itanium d’Intel et destinés à « gérer leurs applications informatiques de grande envergure ».

Le contrat prévoit également la fourniture de « services associés pour assurer la prise en charge des applications critiques, parmi lesquelles celles faisant un usage intensif des bases de données et autres environnements critiques ».

Ce choix fait suite à un appel d’offres publié par Bruxelles en 2011 (ref. DIGIT/R2/PO/2011/038). Selon les termes d’un accord-cadre (DI/07120), les institutions, agences et organismes de l’Union européenne peuvent à présent acquérir ces nouveaux serveurs, que HP qualifient de serveurs critiques, pour les différencier des serveurs X-86 (Intel ou AMD). Selon le cahier des charges, ces serveurs doivent pouvoir supporter: des bases de données Oracle, les serveurs WebLogic d’Oracle, Coldfusion, Verity (IDOL), EMC Documentum et EMC Networker, SAP et Business Objects, SAS, ESRI GIS et Performance Manager de BMC.

Outre les serveurs Integrity, HP fournira « les équipements associés, y compris les logiciels. HP Technology Services assurera également l’assistance technique, et notamment la maintenance et les services professionnels ».

Le montant du marché est important: selon l’avis d’attribution rendu public (sur le site: http://ted.europa.eu/) la valeur totale finale du marché dépasse les 100 millions d’euros: 108.549. 399,27  euros HT, précisément.

Haute disponibilité et résilience

Pour rappel, les serveurs HP Integrity, équipés de processeurs Itanium (hérités de l’ère post-systèmes RISC) sont présentés comme garantissant un « haut niveau de disponibilité et de résilience ». Ce sont des systèmes, avec architecture redondante interne, censés ne jamais s’arrêter, notamment depuis la sortie de la génération multi-coeurs (cf. l’Itanium 9500 ‘Poulson’, introduit en 2012: cf. article: L’Itanium 9500 à 8 cœurs dit Poulson adopté par HP et Bull‘).

Ces serveurs devraient être installés « sur les sites de la Commission européenne et du Parlement européen, à Bruxelles et Luxembourg, ainsi que dans les différents sites du Centre commun de recherche (JRC) en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Espagne. Les autres institutions implantées dans les différents états-membres de l’UE pourront également bénéficier de ces nouveaux systèmes critiques ».

Le communiqué publié par HP le 19 mars ne précise pas le nombre de serveurs se bornant à préciser que « l’offre proposée par HP a présenté le meilleur rapport qualité-prix » et que « l‘évaluation technique prévoyait notamment l’exécution de benchmarks réalisés par le Centre de performances EMEA de HP situé à Böblingen en Allemagne ». Les documents disponibles dans le contexte de l’appel d’offres («tendering specs») font état d’un parc supérieur à 1.500 serveurs.

Interrogé, HP ne fournit pas non plus (pour l’heure) d’information sur le montant du marché ni sur les conditions financières.  Et puisqu’il est question d’un usage intensif des bases de données, il serait intéressant de savoir, par exemple, si ces systèmes sous Unix, et non pas Linux, vont supporter des applications Oracle… sachant que cet éditeur, peu de temps après le rachat de Sun Microsystems, avait dit vouloir stopper tous ses développements pour Itanium – ce qui avait conduit à un lourd contentieux, y compris en France, devant les autorités de régulation de la concurrence.

Rappelons que Bull figure également parmi les rares constructeurs à concevoir des serveurs avec processeurs Itanium d’Intel, et parle de ‘mainframes Itanium‘ (cf article: Bull double la puissance de ses mainframes)
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(article mis à jour : 03 avr./2013)
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