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Ukraine : les cryptoactifs soutiennent toujours l’effort de guerre

Les cryptoactifs à la rescousse de l’Ukraine ? Nous avions posé la question début mars, une dizaine de jours après le lancement de l’offensive terrestre russe. Kiev avait alors ouvert plusieurs canaux de soutien financier. Initialement en bitcoins, en ethers et en Tether (USDT) ; liste qui s’était ensuite élargie notamment à Polkadot (DOT) et à Monero.

Du côté des initiatives non gouvernementales de financement de l’effort de guerre par les cryptomonnaies, Ukraine DAO était devenu un emblème. À la baguette, le collectif féministe PleasrDAO. En particulier, une de ses membres : Nadya Tolokonniva, leader du groupe russe de punk rock Pussy Riot. Objectif officiel : fournir un appui dans le domaine de la cybersécurité. Le bénéficiaire : Come Back Alive, association qui fournit à l’armée ukrainienne « technologie, formation et munitions » pour ses « actions défensives exclusivement ».

Depuis lors, Pussy Riot est sorti de la boucle. Ce départ a mis en lumière celle qui apparaît comme la principale instigatrice du projet. Ou qui, du moins, tente de s’affirmer comme telle : Alona Schevchenko. En toile de fond, les pressions de ces mêmes Pussy Riot, qui regrettent que l’intéressée se fasse rémunérer avec une partie des fonds collectés.

L’accusée ne dément pas. Elle assure toutefois que la DAO a voté cette rémunération (5000 $ par mois pendant un semestre), après qu’elle l’eut sollicitée, de bonne foi, sa contribution à plein temps au projet ne lui garantissant pas de ressources financières.

Blockchain et crimes de guerre

Aux dernières nouvelles, l’invective ne semble pas retombée. La rivalité se décline même sur d’autres terrains. À une DAO portée par l’une a répondu une DAO portée par l’autre… pour la même cause : le droit à l’avortement.

Ukraine DAO souligne, entre autres contributions, celle faite au bénéfice du Starling Lab. Parmi les projets que l’université Stanford mène sous cette  bannière, il y a la documentation, blockchain à l’appui, des crimes de guerre russes.

Aid for Ukraine : le porte-drapeau étatique

Dans la sphère d’État, plusieurs véhicules de financement se sont structurés. En tête de liste, Aid for Ukraine, avec une première impulsion venue du patron d’Everstake (plate-forme de staking de cryptos). Le Gouvernement a pris le projet sous son aile, en ajoutant une option de financement en fiat, par virement à la Banque nationale d’Ukraine.

Le démarrage officiel remonte à mi-mars. Depuis fin avril, s’est ajoutée une section dédiée à la vente de NFT. Entre-temps, Aid for Ukraine a enregistré quelques donations de poids. Comme celle, début avril, de Vitalik Buterin. Le créateur d’Ethereum a donné l’équivalent de 2,5 millions de dollars.

Le Gouvernement fait régulièrement le point sur les ressources qu’Aid for Ukraine finance : drones, pick-up, gilets pare-balles, attelles, tablettes pour aider les employés des chemins de fer à accompagner les populations évacuées…

Des faits de guerre en NFT

Autre initiative, attribuée quant à elle au président Zelensky : U24 (United24). Avec la société Whitepay en gestionnaire pour la partie crypto, qui coexiste avec les options virement, carte bancaire et PayPal. Focus : la défense, l’aide médicale et la reconstruction du pays. Début juin, un mois après le lancement, le compteur officiel avoisinait les 50 M$ levés.

Le ministère de la Transformation numérique a listé, sur le site d’Aid for Ukraine, des collections de NFT que supporte officiellement l’État ukrainien. Parmi elles, un « musée de la guerre », lancé fin mars. Son principe : associer, en un NFT, un fait de guerre vérifié et son illustration par un artiste ukrainien.

135 M$ levés en crypto à la mi-juin ?

Autre initiative listée : Russia for Sale (vente de NFT du territoire russe). Les premières transactions ont eu lieu début avril.

Combien l’Ukraine a-t-elle levé en cryptomonnaies ? Vers la mi-juin, le ministre de la Transformation numérique Alex Bornyakov donnait une estimation vers la mi-juin : 135 M$.

Illustration principale ©

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