Ultimatum: RIM obtiendrait un sursis du gouvernement indien

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Sensible aux arguements de RIM, le gouvernement indien accorderait deux mois supplémentaires au constructeur avant de couper la parole aux utilisateurs des BlackBerry.

La persévérance de Research In Motion (RIM) serait sur le point de payer. Selon le quotidien Businesse Standard, cité par Les Echos, le constructeur canadien devrait obtenir un sursis de deux mois avant de risquer de voir coupées les communications transitant par les BlackBerry sur le territoire indien.

Rappel des faits. Par soucis de sécurité intérieure, le gouvernement de New Delhi avait demandé à RIM d’ouvrir l’accès à son réseau que l’on sait hautement sécurisé par chiffrement. Un avantage concurrentiel qui intéresse particulièrement les entreprises. Le gouvernement indien donnait jusqu’au 31 août au constructeur pour se mettre en conformité.

Or, le constructeur des smartphones se défend de pouvoir répondre positivement à la requête par le simple fait qu’il ne possède pas les clés d’encryptage mises en œuvre dans les serveurs BlackBerry des entreprises et qui permettent de chiffrer les communications entre deux terminaux. C’est notamment pourquoi RIM a proposé la mise en place d’un «forum» invitant industriels et gouvernements à définir ensemble les règles de sécurité tout en préservant les intérêts et la confidentialité des données des utilisateurs.

Le constructeur argumente notamment en soulignant qu’il existe d’autres solutions de chiffrement des communications. Autrement dit, les criminels et autres terroristes qui cryptent leurs communications trouveront des alternatives pour continuer à protéger leurs contenus des oreilles indiscrètes des services de sécurité du pays. Seules les entreprises clientes des BlackBerry seraient alors réellement impactées, les obligeant à se tourner vers une solution alternative pour continuer à bénéficier d’outils de communication sécurisés. En Inde, 1,1 millions de personnes seraient concernées.

L’information restera à confirmer mais, même si RIM bénéficie d’un délais de deux mois, la question du déchiffrement des communications pour surveillance des contenus ne restera pas réglée. Mais deux mois, ça laisse le temps de discuter plus calmement


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