UMTS: Enel rachèterait IPSE

Régulations

L’opérateur mobile qui appartient à Telefonica pourrait être vendu pour près de 800 millions d’euros

Grosse actualité autour du groupe d’électricité italien Enel. L’entreprise qui prépare l’introduction en bourse de Wind, opérateur télécoms (voir nos articles et encadré) annonce aujourd’hui sa volonté de prendre le contrôle de IPSE, un opérateur mobile italien.

Cet opérateur, contrôlé par le géant Telefonica, possède une licence 3G/UMTS en Italie. L’opération qui pourrait être finalisée avant la fin de l’année porterait sur un montant maximum de 792 millions d’euros. Enel dispose déjà d’une licence UMTS via sa filiale Wind. Le groupe explique que l’acquisition de IPSE lui permettra d’utiliser d’autres fréquences 3G. En effet, IPSE doit toujours 826 millions d’euros à l’Etat italien pour l’achat en 2000 de cette licence. Enel compte céder deux des trois fréquences d’IPSE et veut louer la troisième à Wind. Par ailleurs, les crédits d’impôts engendrés par cette opération devraient générer 200 millions d’euros en 2005. L’opération devra être avalisée par le Trésor italien et par les autorités de télécommunications et de la concurrence. Une concurrence qui pourrait voir d’un mauvais oeil cette redistribution surprise des cartes. Wind, lourdement endetté, est le troisième opérateur italien de téléphonie mobile mais peine dans la téléphonie fixe face à l’hégémonie de Telecom Italia. Son endettement s’élevait à 6,6 milliards d’euros à la fin septembre. Le groupe a réalisé en 2003 un chiffre d’affaires de 4,383 milliards d’euros, en hausse de 11,8% sur 2002 et a subi une perte nette de 588 millions en 2003, réduite par rapport aux 900 millions perdus en 2002. La société prévoit d’atteindre un résultat net positif pour 2005. Wind: l’IPO est lancée

Le conseil d’administration d’Enel a autorisé Paolo Scaroni, administrateur délégué du groupe, à lancer le processus d’introduction à la Bourse de Milan de Wind, dans un délais maximum de 20 mois. Après avoir longtemps cherché un repreneur, l’option d’une introduction a finalement été préférée. Pourtant, un groupe d’investisseurs a proposé la bagatelle de 12 milliards d’euros pour emporter le lot. Enel a rejeté cette offre, la jugeant en deçà de ses attentes. Des rumeurs d’une reprise par France Télécom ont également circulé. Rappelons que France Télécom détenait 26,6% du capital de Wind en mars 2003 avant d’en céder la totalité pour 1,5 milliard d’euros en pleine effondrement de la bulle télécoms.


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