Un cyberdissident chinois déclare avoir eu ces comptes Gmail piratés

Sécurité

L’un des artistes chinois les plus controversés, Ai Weiwei explique comment des hackers ont dérobé certains messages de son compte Gmail. Le dissident accuse le pouvoir central de Pékin.

Comme en écho aux récentes arrestations orchestrées par la Chine dans la lutte contre la cybercriminalité, un dissident au régime de Pékin explique comment plusieurs de ses comptes Gmail ont été piratés.

A en croire le Wall Street Journal, l’artiste populaire mais souvent censuré Ai Weiwei se serait fait dérober plusieurs e-mails. Déjà auteur d’un blog commentant les activités politiques du gouvernement, l’artiste estime que des

hackers se sont introduits en octobre dernier dans sa messagerie en ligne. Des e-mails auraient alors été transférés vers une adresse inconnue. Dans une tribune, le dissident explique que la Chine ne pourra pas profiter longtemps de sa prospérité si elle persiste dans sa volonté de censure systématique.

Pourtant, après les attaques subies par Google accusant la Chine de profiter de vulnérabilités, notamment du navigateur Internet Explorer, la rixe se poursuit entre la firme de Mountain View et l’Empire du Milieu. Pour montrer signe de sa lutte contre les réseaux pirates, la Chine a annoncé cette semaine avoir mis la main sur le site Black Hawk Safety Net, baptisé «plus grand centre d’entraînement pour hackers ». Un site actif depuis 2005 qui compterait presque 200.000 membres inscrits. Cette action « coup de poing » a pour but de montrer comment la Chine lutte contre le piratage et la contrefaçon.

L’Empire du Milieu a démenti toute implication dans l’affaire Ai Weiwei. Ce dernier habite désormais aux Etats-Unis. Souhaitant garder la face vis-à-vis de la communauté internationale, la Chine explique, encore une fois, qu’elle condamne ce piratage, comme celui orchestré contre Google.

A ce titre, le porte-parole du ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information déclarait que le pays n’était aucunement concerné par les cyberattaques évoquées par Google. Pas vu, pas pris.


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