Un lien sponsorisé sur 10 présente un danger

Sécurité

Une nouvelle étude affirme que 8,5% des liens sponsorisés proposés sur les principaux outils de recherche renvoient l’internaute vers des sites à risque

Les liens sponsorisés – publicité liée à l’achat de mots clés aux enchères – représenteraient un bien plus grand danger que les liens organiques proposés naturellement par les moteurs de recherche. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par McAfee SiteAdvisor.

L’étude a testé les résultats proposés par les moteurs de recherche les plus populaires, Google, Yahoo, Microsoft MSN, AOL et Ask.com. Il en ressort que 8,5 % des liens sponsorisés proposés aux internautes en réponse à une requête par mots clés renvoient vers des sites qualifiés à risque (qui généralement cachent un ‘malware’, un code intrusif). Ce pourcentage ne serait que de 3,1% pour les résultats naturels, dit organiques, proposés par les moteurs. En associant l’ensemble des résultats, publicitaires ou organiques, le moteur de recherche Ask.com présenterait le plus grand nombre de résultats à risque, 6,1 %. Suivent Google et AOL avec 5,3 %, Yahoo avec 4,3 % et qui clôt la marche MSN avec 3,9 %. Cette dérive tendrait à démontrer que les liens sponsorisés figurent désormais parmi les techniques employées par les mafieux de l’Internet pour attirer les internautes inconscients dans les mailles de leurs filets. Certes, les moteurs de recherche répondent qu’ils travaillent à affiner leurs outils de détection des dérives éventuelles qui se créent autour de leurs offres. Ask.com affirme son agressivité qui se caractérise par la suppression pure et simple des pages indexées qui lui sont signalées comme présentant un risque. De son côté, Yahoo met en avant son outil anti spyware pour identifier et écarter les risques lors des navigations de l’internaute sur son moteur de recherche. Pour Microsoft, la réponse se nomme Strider HoneyMonkey Project, un système dit de ‘pots de miel’ destiné à attirer les pirates en tout genre afin de les repérer. Enfin, Yahoo et Google ont adhéré au SquareTrade Pharmacy Program destiné à valider la légalité des sites de pharmacie, car à la différence des pays européens, les produits pharmaceutiques peuvent être distribués en ligne en Amérique du Nord. Il n’empêche que malgré les actions des moteurs de recherche, désormais même les liens sponsorisés, que l’on pensait à l’abri des dérives mafieuses par le simple fait qu’il s’agit de s’identifier et de payer des enchères pour y accéder, présentent un vrai danger. L’étude de McAffe SiteAdvisor a même révélé que le pourcentage des sites à risque pouvait varier selon les mots clés objets de requêtes, jusqu’à représenter un potentiel de danger pouvant atteindre 72 % des résultats dans le cas de requête du type ‘kazaa‘, ‘free games‘ ou ‘free music‘. Mais au final, comme le souligne l’étude, “il n’y a pas plus démocratique qu’un ‘malware’, il affecte tout le monde !


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