Un robot pour numériser 4 à 5 ouvrages par heure

Il est né au coeur de l’horlogerie artisanale de haute précision dans le canton de Neuchâtel, à Saint-Aubin. Il a été élaboré dans une ancienne fabrique de pendules, reconvertie en société high-tech, comme le dit sa raison sociale… 4DigitalBooks! C’est une machine à tourner les pages. Elle ressemble à une photocopieuse; elle est dotée d’un scanner, et elle est pilotée par un PC. Il suffit de poser l’ouvrage sur la machine: elle soupèse l’ouvrage, en mesure l’épaisseur et évalue le nombre de pages. Un système sophistiqué de soufflerie et d’aspiration fait tourner les pages une à une, ensuite le scanner est automatiquement lancé: pas de fatigue de humaine.

Un peu cher, tout de même… Selon ses inventeurs, la machine est capable de numériser 1.200 pages à l’heure! C’est 5 à 10 fois plus rapide que la méthode manuelle. Libération cite le directeur de la jeune société, Ivo Jossiger: « Nous avons mené un audit (…) Un inventeur avait déposé un brevet de machine à tourner les pages, destiné aux handicapés. Nous voulions faire plus performant! » Leur premier client du système est prestigieux: la bibliothèque de l’université de Stanford en Californie. Son responsable affirme: « Cette machine rend possible la numérisation de masse, sans dommages pour les livres. Elle permet de prolonger leur vie, à la fois pour les lecteurs et les chercheurs » Seul handicap de ce précieux robot, qui accepte les formats 42 et 43 aussi bien que le A4: son prix. Le merveilleux robot est annoncé à environ 300.000 euros…Amateurs d’édition s’abstenir… Le seuil de rentabilité n’est atteint qu’avec 5 millions de pages. Et ceci en oubliant le coût des droits d’auteurs