Un ‘supercomputer’ IBM à prix abordable

Régulations

Serveurs multiprocesseurs, clustering et stockage: les supercalculateurs, destinés à la climatologie, par exemple, deviennent financièrement accessibles

Jusqu’à présent, le calcul complexe, celui-là même qui fait appel à des supercalculateurs généralement hors de prix, était réservé à de rares structures disposant de la capacité à financer des millions de dollars d’investissements dans des machines surdimensionnées.

Rares étaient donc les universités et centres de recherche capables de s’offrir un ‘supercomputer’, à moins de réaliser des travaux de recherche leur permettant d’accéder à certains budgets d’Etat, militaires en particulier. Et encore, dans ce cas, les configurations faisaient souvent abstraction de fonctionnalités importantes, comme le stockage de données. C’est le cas du département des Sciences de la Terre de l’Université de Californie d’Irvine, qui s’était doté voici quatre ans d’un supercalculateur Silicon Graphics, mais qui ne disposait pas de système de stockage. 528 milliards d’opérations à la seconde pour moins d’1 million de dollarsEarth System Modeling Faciliy‘ est le nouveau supercomputer réalisé par IBM pour un budget inférieur à 1 million de dollars. A 528 GigaFlops, le système est capable de réaliser 528 milliards de calculs en mémoire flottante à la seconde! Le c?ur du système est dévolu à un serveur IBM eServer p690 doté de 32 processeurs Power4+, secondé par 7 serveurs IBM eServer p655 équipés, chacun, de 8 processeurs Power4+, le tout en configuration grappe (‘cluster’). L’ensemble est piloté sous Unix AIX. Le stockage est assuré par deux serveurs IBM xSeries 335 sous Linux Red Hat et Global File System de Sistina Software, pour une capacité de 35 Tera Octets en RAID5. L’étude du climat Le département des Sciences de la Terre de l’Université de Californie d’Irvine projette de modéliser la surface de la Terre, des océans et de l’atmosphère pour les 300 prochaines années sur ‘Earth System Modeling Faciliy‘. La ‘machine virtuelle d’étude du climat dans le temps‘ devrait permettre d’anticiper l’impact des menaces climatiques, comme la pollution, le réchauffement de l’atmosphère, la destruction de la couche d’ozone… et d’autres ‘stress’ de la terre. Comment la fonte des glaces, la fabrication de polluants et les cycles chimiques vont-ils affecter la planète et ses habitants ? Un vaste programme qui mérite le million de dollars que la National Science Foundation (NSF) et l’université d’Irvine ont investi. Et qui démontre qu’avec la réduction des coûts, l’accès aux serveurs et les architectures parallèles, la technologie de calcul en ‘supercomputer’ devient possible et accessible… enfin, pour 1 million de dollar quand même !


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