Union sans orage entre salesforce et Amazon

Réseaux

Les deux nuages s’allient dans le ciel encore peu peuplé du Cloud Computing. Une extension intéressante apportant une haute disponibilité supérieure aux développeurs intéressés. Les pionniers unissent leurs savoir-faire éprouvés

« Et si vous pouviez combiner les plates-formes Cloud pour créer les meilleures applications ? Après Google et Facebook, si vous pouviez accéder aux services Web d’Amazon comme le calcul de masse EC2 ou le méga-stockage de S3 ? » s’exclame avec enthousiasme Marc Benioff, CEO de salesforce.com. Et le rêve du Cloud computing prend forme : le meilleur de tous les mondes sans contrainte d’intégration : Salesforce.com propose donc Force.com for Amazon Web Services pour ouvrir aux développeurs d’applications sur sa plate-forme force.com l’accès aux services Web d’Amazon.

Bien plus que la vente en ligne Tout le monde connaît le libraire amazon.com ayant ouvert plusieurs sites d’e-commerce dans le monde, et diversifié ses activités bien au-delà des livres. Ce site Web propose aussi des Services Web ? Effectivement, depuis plusieurs années, amazon.com a décidé d’ouvrir ses services d’infrastructure et surtout son savoir-faire en la matière, aux développeurs d’application sous forme de services on-demand, devenant de facto un acteur phare du Cloud Computing.

« Amazon exerce trois activités.Retail Business(vente aux particuliers) compte des dizaines de millions de clients actifs sur sept pays : États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, France, Canada et Chine.Seller Business(offres aux vendeurs) pour vendre sur Amazon ou utiliser les technologies Amazon sur son site e-commerce. Enfin,Amazon Web Services(AWS) propose de la puissance de calcul ou de l’espace de stockage à la demande pour héberger des applications web. Ce dernier regroupe plus de 440 000 développeurs enregistrés, » explique Charlie Bell, directeur Engineering d’Amazon Web Services. « AWS fournit une infrastructure on-demand sure et fiable et qui libère l’entreprise de ces préoccupations et de ces investissements, afin qu’elle puisse se consacrer à l’innovation de ces métiers. »

Et plus précisément ?

À quels Web services le partenariat ouvre-t-il l’accès (payant bien entendu) aux développeurs force.com ? EC2 et S3 totalisent en fait quatre Web Services. Amazon Elastic Compute Cloud (EC2) de la puissance de calcul mise à disposition pour absorber les pointes de trafic irrégulières et éviter de planter suite à trop de visites, ou à des traitements lourds, par exemple. Le client ne paie que pour les capacités qu’il consomme réellement. Côté stockage, avec Simple Storage Service (S3) amazon.com ouvre aux développeurs l’accès à l’infrastructure de stockage qu’elle utilise pour ses propres sites. Tandis que le service Web SimpleDB travaille avec S3 et EC2 pour stocker, exécuter des requêtes dans le Cloud du client, Simple Queue Service (SQS) permet au développeur de déplacer aisément les données entre les composants distribués de ses applications afin de réaliser des tâches sans perdre de messages applicatifs.

Des toolkits simples et des langages de développement en plus !

L’intégration d’Amazon S3 dans Force.com permet aux développeurs d’invoquer les API via une boîte à outils accessible directement depuis le langage de programmation Apex de Force.com : ajout, manipulation et suppression d’objets S3 s’appuyant sur des modifications de workflows ou de données d’une application force.com. Avec l’accès aux services Web Amazon EC3, le développeur peut enrichir ses applications avec d’autres langages qu’Apex, comme PHP ou Ruby. Ce toolkit est incarné par des Amazon Machine Images (AMI) complète incluant les runtimes des langages, les configurations nécessaires, et les liens avec les API pour étendre les fonctions de force.com. Le développeur peut ainsi juste installer une instance AMI et commencer directement à programmer, sans autre procédure ou traitement. La première AMI disponible est celle en langage PHP, et d’autres suivront.

Le Force.com Toolkit for AWS est gratuitement disponible sur http://developer.force.com . Mais, bien entendu, force.com reste payant à l’utilisation tout comme l’accès aux services Web d’Amazon.

Si on peut se poser des questions sur l’intérêt manifeste des accords facebook/salesforce ( voir notre article, le partenariat avec Amazon incarne lui une évidente avancée, et un bel exemple de ce sera l’économie du Cloud Computing dans quelques années. Quand les entreprises cesseront de “faire de l’informatique” et se consacreront enfin à leurs métiers ! Mieux vaut planifier le futur avec optimisme que de se lamenter sur le présent.


Auteur : José Diz
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