Universal lance le téléchargement illimité en France et s’associe au Zune

Régulations

Double offensive de la première ‘Major’ mondiale dans le secteur de la
musique en ligne

Si la musique en ligne explose, elle ne compense pas encore la chute des ventes de CD.En France, plus de 95% de la musique téléchargée est de la musique piratée. Et les Majors commencent à comprendre que le modèle de l’achat à l’acte a ses limites.

Aujourd’hui, de plus en plus de ces services proposent pour un forfait mensuel un système de ‘location’ qui permet de télécharger de façon illimitée de la musique. Lorsque l’abonné arrête son forfait, les titres téléchargés ne sont plus accessibles.

Divers acteurs ont lancé ce modèle aux Etats-Unis comme Napster ToGo. Il est désormais dupliqué en France par Universal et la Fnac (lire notre encadré).

Universal Music (première Major mondiale) lance donc BuzzMusic.fr qui permet de télécharger de façon illimitée. Ce service sera lancé ce lundi. Il comprend 50.000 titres (uniquement issus du catalogue d’Universal) et 200 clips. Il sera possible d’effectuer cinq copies du fichier pour des transferts vers un baladeur ou un PC.

Pour le moment, l’accès à la plate-forme est conditionné par l’achat d’un baladeur spécifique, le Galeo de MCA Technology (1 Go de mémoire). Il coûte 99 euros et donne accès à six mois d’abonnement gratuit au service. Ensuite, l’abonnement est proposé à 9,90 euros par mois.

Avec cette formule, Universal entend tester la pertinence de ce modèle. S’il est convaincant, la plate-forme sera certainement ouverte à tous.

La Major annonce également avoir signé un accord avec Microsoft qui lance ce mardi aux Etats-Unis son baladeur, le Zune et sa plate-forme baptisée Zune Marketplace.

L’éditeur de Redmond versera à la Major un pourcentage sur les ventes du baladeur en échange de la disponibilité complète du catalogue d’Universal sur la plate-forme. Les détails financiers n’ont pas été révélés mais selon le New York Times, Universal aurait demandé plus d’un dollar par appareil vendu mais se serait engagée à reverser 50% de la somme aux artistes sous contrat avec elle.

Microsoft, qui entend détrôner Apple et son iPod + iTunes souhaite multiplier ce type d’accord avec d’autres maisons de disque. Ce qui devrait être le cas, le versement de royalities sur les ventes du Zune est un argument de poids. Si les Majors avaient touché 1 dollar sur chaque iPod vendu, leurs finances seraient aujourd’hui au beau fixe.

La Fnac aussi Le distributeur revoit aussi son modèle économique en proposant désormais un système d’écoute en streaming. Pour 9,99 euros par mois, l’abonné pourra écouter autant de morceaux qu’il le souhaite (dans 90.000 albums) sans pouvoir les télécharger sur son disque dur ni les transférer. En France, MusicMe propose également le même type de service.

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