Véronique Mondollot, Compuware : « Le rachat par Thoma Bravo marque la fin et le début d’une histoire »

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Après les tribulations du fonds Eliott Management pour racheter Compuware, c’est finalement le fonds Thoma Bravo qui a emporté la mise en mettant 2,5 milliards de dollars sur la table. Cet investisseur n’est pas un inconnu dans le monde de l’IT avec notamment dans son portefeuille Landesk. Après l’annonce de ce rachat, la question de

Après les tribulations du fonds Eliott Management pour racheter Compuware, c’est finalement le fonds Thoma Bravo qui a emporté la mise en mettant 2,5 milliards de dollars sur la table. Cet investisseur n’est pas un inconnu dans le monde de l’IT avec notamment dans son portefeuille Landesk. Après l’annonce de ce rachat, la question de la stratégie de Compuware demeure. La rédaction de Silicon.fr s’est donc adressée à  Véronique Mondollot, vice-présidente EMEA de l’activité APM (Application Performance Management) chez Compuware.

Silicon.fr  : Est-ce que ce rachat a été une surprise  ?

Non, il ne s’agit pas d’une surprise. Nous sommes plutôt dans la fin d’une histoire et dans le début d’une autre. Compuware souffrait d’un manque de visibilité sur un portefeuille très fourni. Cela posait quelques problèmes aux investisseurs au Nasdaq qui avaient du mal à  cerner les différents potentiels des marchés adressés. Certains étaient en croissance, d’autres étaient plus stables. A cela s’ajoute aussi le fait que Compuware est une dame respectable de 40 ans et qu’avec les rachats, il y a eu des superpositions de couches sur le plan corporate et a entraîné un manque d’agilité notamment sur l’APM.

Est-ce que cela a suscité des interrogations de la part des clients  ?

Le sujet est évoqué très rapidement, mais fondamentalement il n’y a pas d’inquiétudes de la part de nos clients sur la pérennité de nos offres.

Quels vont être les avantages de cette acquisition  ?

Dans un premier temps, cela va nous permettre d’acquérir cette agilité et une sécurité à  moyen terme. Le processus avait déjà  été engagé avant le rachat avec une séparation déjà  engagée des business unit Mainframe et APM. Sur cette dernière activité, on va pouvoir respirer car Thoma Bravo croit dans l’APM et il a une expérience dans les marchés IT fragmentés.

Va-t-il y avoir des changements de stratégie  ?

Le changement réside principalement dans une nouvelle identité des offres APM, sous la marque Dynatrace. Il ne s’agit pas du nom d’un seul produit, mais d’un ensemble de technologies, car le monde est varié et que les besoins de nos clients le sont aussi. Les fondamentaux, eux, ne sont pas modifiés avec un focus sur les produits et notamment un investissement particulier sur l’innovation à  travers le travail de 600 personnes au sein de la R&D.

Le besoin en expertise est également une de nos préoccupations avec un effort en interne pour la création d’une université de l’APM. L’objectif est de trouver des jeunes et de les former aux technologies d’APM sur des cas d’usage.

Les partenaires ne sont pas oubliés et Thoma Bravo dispose dans son portefeuille de potentialités dans ce domaine.

Est-ce que ce renouveau passera par de la croissance externe  ?

Le secteur de l’APM est en pleine croissance et en phase de conquête de part de marché. C’est une activité qui bouge et il reste beaucoup à  faire. Comment gérer les applications, le monitoring, les différentes couches techniques, quelles sont les données qui transitent, sont autant de questions à  mettre en œuvre. Nous disposons d’une R&D conséquente pour mener à  bien des services innovants. S’il devait y avoir de la croissance externe, elle répondrait à  une des deux exigences la croissance et les parts de marché.

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