Vers une augmentation du prix des abonnements en fibre optique?

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Selon une analyse de HSBC, le coût d’accès au réseau optique provoquera inévitablement des hausses tarifaires sur les abonnements à très haut débit.

La fibre optique autour de 30 euros par mois a-t-elle vécu? C’est l’analyse de la banque HSBC. Selon l’établissement financier, la capacité des opérateurs à fournir des vitesses de connexions bien plus élevées que celles de l’ADSL (de l’ordre de 100 mégabit contre 20 Mbit au mieux sur la paire de cuivre) va leur permettre de moduler les tarifs en fonction de la prestation.

L’HSBC tire notamment ses conclusions de l’étude du marché britannique dont les réseaux optiques sont essentiellement fournis par l’opérateur historique BT qui reloue ses lignes à très haut débits aux acteurs alternatifs. Or, l’accès à une liaison optique coûterait deux fois plus cher que pour celui d’une ligne téléphonique, rapportent Les Echos (22/04), notamment du fait du dégroupage, plus lourd (au niveau des armoires de rue et non plus des centraux téléphoniques).

Reste que les marchés français et britanniques sont différents et que les causes pourraient ne pas engendrer les mêmes effets. A savoir que les principaux concurrents de France Télécom déploient leur propre réseau optique, quand ils ne passent pas des accords de mutualisation (notamment chez SFR et Bouygues Telecom. De plus, la concurrence accrue entre les différents acteurs poussent à uniformiser les tarifs, notamment sous la pression de Free/Iliad qui a toujours déclaré ne pas vouloir appliquer de distinguo tarifaire entre les accès ADSL et optique.

Cependant, les morcèlements des forfaits Internet apparus récemment tendent à introduire l’idée de distinction tarifaire en fonction de l’offre. SFR a tiré le premier en proposant un accès fibre 5 euros plus cher, environ, que son offre ADSL. De son côté, et bien qu’il s’en défende, Free a fait voler en éclat son offre fixe à moins de 30 euros mensuel avec l’arrivée de la Freebox Revolution en début d’année. De plus, les réseaux optiques étant effroyablement onéreux à déployer, les opérateurs tenteront d’amortir leurs investissements le plus vite possible. Reste néanmoins que la fibre optique peine aujourd’hui à décoller en France (avec moins de 120.000 connectés en tout optique sur le territoire fin 2010 sur 1 million de prises optiques). Ce n’est sûrement pas en se payant sur le dos des clients résidentiels que les opérateurs accélèreront l’adoption du très haut débit et des services qui iront avec.


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