Virtualisation du poste de travail : Ulteo OVD désormais compatible avec Windows Server

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En proposant une solution d’environnement applicatif depuis le navigateur, Ulteo Open Virtual Desktop simplifie l’administration des postes clients. Avec des coûts de fonctionnement annoncées comme très bas.

Un an, à peine, après le lancement (bêta) de son premier produit, Ulteo dévoile aujourd’hui la version 1.0 de Open Virtual Desktop. OVD est une solution open source de virtualisation du poste de travail qui ne nécessite aucune modification particulière de l’infrastructure de l’entreprise, ni sur le poste client qui conserve son ergonomie habituelle. L’accès aux applications “virtualisées” s’effectue à partir d’un simple navigateur (Firefox ou Internet Explorer 7 et 8) avec plugin Java à travers le réseau de l’organisation.

La mise en œuvre de la solution s’effectue par l’installation d’un (ou plusieurs) serveur d’applications et un gestionnaire de sessions (qui supporte par ailleurs l’authentification forte SSO à travers une API) qui redirige alors le client web vers les applications fournies par OVD. La solution ne nécessite donc aucun agent ni aucune installation particulière (au-delà du navigateur) côté poste de travail ce qui en simplifie grandement le déploiement. L’installation côté serveur s’effectue, elle, à partir une simple image ISO sur DVD.

Windows 2008 pour juin

OVD avait été présenté en novembre 2008. A l’époque, la solution se limitait à l’environnement Linux. Aujourd’hui, OVD 1.0 supporte Windows. Pour le moment, l’offre se limite à Windows Server 2003 associé à Terminal Services. La mise à jour vers Server 2008 doit intervenir avant l’été. Une stratégie qui élargira le nombre de clients potentiels pour l’entreprise fondée par Gaël Duval dans la foulée de son départ de Mandriva en 2006. Le support de Windows, permettra aux utilisateurs finaux de retrouver leurs applications habituelles, notamment la suite Office. Un mixte d’applications Windows et Linux est également possible, signe de la souplesse de la solution.

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Selon Ulteo, OVD assure également la répartition automatique de la charge sur les serveurs applicatifs ainsi que le monitoring des serveurs Windows Terminal Services. “Nous avons également eu des demandes pour intégrer l’OVD avec des portails et CMS Open Source, avec LDAP et Active Directory, etc. Comme la solution est Open Source, ces améliorations peuvent être développées et ajoutées au produit de manière plus rapide”, ajoute Gaël Duval, désormais directeur technique, dans le communiqué.

Un TCO divisé par 10

Les ressources nécessaires pour déployer OVD sur le réseau de l’entreprises sont minimes. Elles nécessitent deux serveurs x86 : l’un pour l’applicatif, l’autre pour le gestionnaire de session (Session Manager OVD). Si ce dernier ne nécessite qu’une configuration basique (plate-forme Pentium ou équivalent avec 512 Mo de RAM et Ubuntu 8.04.1, RHEL 5.2, Centos 5.2, Fedora 10 + installation Linux générique, de quoi recycler une vielle machine), le serveur d’applications demande évidemment un peu plus de ressources. Ulteo conseille un CPU double ou quadri cœur avec 1 Go de RAM pour 20 utilisateurs simultanés. Ce qui reste raisonnable.

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En centralisant l’applicatif, Ulteo entend simplifier l’administration des postes de travails puisque les mises à jours s’effectuent depuis les serveurs via une console d’administration. L’administrateur peut d’ailleurs prendre le contrôle de la session cliente à des fins de formations, par exemple. D’autre part, OVD permet de partager le bureau virtuel entre plusieurs utilisateurs. Enfin, OVD pourra, à terme, être accessible depuis l’extérieur de l’entreprise. Enfin, la solution est gratuite, ce qui permet de la tester à loisir avant de souscrire au support d’Ulteo. Les tarifs ne sont pas publics mais Ulteo laisse entendre que le TCO (coût total opérationnel) d’OVD est très bas, de l’ordre de 1 à 10 par rapport aux offres existantes, notamment Citrix.


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