Virus sur mobiles: Cabir refait parler de lui

Sécurité

Le ver/virus qui s’attaque aux combinés sous système Symbian circule désormais aux Etats-Unis.

Le premier virus s’attaquant aux ‘smartphones’, ces mobiles intelligents, débarque en Amérique. Cabir a en effet été repéré aux Etats-Unis, en Californie. Selon l’éditeur F-Secure, douze pays sont désormais touchés par le ver.

Cabir n’est pas dangeureux. Il s’attaque aux téléphones mobiles haut de gamme fonctionnant avec le système d’exploitation Symbian ; ces derniers utilisent la technologie de réseau sans fil Bluetooth (notamment les combinés qui cherchent automatiquement une connexion avec les périphériques Bluetooth proches). Les créateurs de ce virus ont d’abord voulu montrer la faisabilité de tels méfaits sur les mobiles. “Il est intéressant (qu’une variante de Cabir) ait été découverte aux Etats-Unis, mais ce n’est pas la fin du monde”, a déclaré Mikko Hypponen, directeur de l’éditeur finlandais F-Secure. Le danger reste faible pour l’instant, surtout du fait de l’éventail des technologies utilisées sur les appareils nomades, contrairement au marché des ordinateurs personnels sur lequel règne le quasi-monopole de Windows, le système d’exploitation de Microsoft. Pour autant, avec des mobiles de plus en plus perfectionnés et ouverts sur le Net (téléchargements…) ou encore le Wi-Fi, le risque ne cesse d’augmenter. D’autres “sales bêtes” comme Skulls et Delf.HA ont déjà fait leur apparition (lire notre article). De plus, le code source de Cabir a déjà été largement publié sur la Toile. “Bien que les virus pour téléphones mobiles créés à ce jour aient engendré plus de bruit que de ravages, il est possible que des personnes plus malveillantes étudient maintenant d’autres manières d’infecter des téléphones cellulaires. Tous les utilisateurs devraient faire très attention aux applications qu’ils installent“, rappelle Graham Cluley, expert technologique de Sophos. Par ailleurs, d’autres modules comme Java, largement exploités dans le monde mobile, ont montré leur vulnérabilité face aux attaques extérieures. Les plus pessimistes -éditeurs de sécurité en tête, trop heureux de s’ouvrir un nouveau marché- estiment que le pire est devant nous. Stratégie commerciale classique. En tout cas, les créateurs de virus sont prêts.


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