[VivaTech – 2018] IBM et Crédit Mutuel, collaboration renforcée sur l’IA

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Watson est déjà bien implanté au sein du groupe bancaire mais la collaboration avec IBM franchit une nouvelle étape avec la création d’une Cognitive Factory.

Pour le Crédit Mutuel, l’IA rime définitivement avec Watson. La solution d’IBM accompagne déjà   plus de 20 000 conseillers bancaires dans 5 000 caisses et agences des réseaux du Groupe.

A l’occasion du salon VivaTech, les deux groupes annoncent la création d’une Cognitive Factory “regroupant des ingénieurs spécialisés dans l’IA et des experts métiers du groupe Crédit Mutuel, en partenariat avec des experts IBM.”  D’ici un an, la structure devrait compter “plus de 100 professionnels et experts d’ici un an” selon un communiqué.

IA pour tous les métiers

Actuellement, l’IA version Watson est déployée dans les métiers de l’assurance auto, de l’épargne, de la santé et de la prévoyance. Par ailleurs, une solution d’analyse d’e-mails est utilisée pour traiter les messages.

Le groupe de bancassurance estime que la généralisation de l’IA dans ses métiers va lui permettre de  réaffecter 200 000 jours/hommes par an à la formation, à la montée en expertise de ses conseillers et au développement de l’activité commerciale.

Watson adoubé par la Cour de cassation

Ce déploiement massif de Watson a été contesté par le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du Crédit mutuel Sud-Est en juin 2016  via une délibération pour 
« examiner les modifications des conditions de santé, de sécurité et les conditions de travail » des salariés liées à son utilisation.

De son côté, le Crédit Mutuel a saisi le tribunal de grande instance (TGI) de Lyon et a obtenu, le 28 novembre 2016, l’annulation de cette délibération. Au motif que « la crainte exprimée par le CHSCT d’intensification du travail, à l’opposé de son premier souci d’appauvrissement des tâches, n’est pas objectivée », selon le juge.

Saisie du dossier, le Cour de cassation a jugé que le TGI « a annulé à bon droit la délibération du CHSCT désignant un expert ». La justice a en effet estimé que le déploiement de Watson a des « conséquences mineures dans les conditions de travail directes des salariés ».


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