VMware Forum : Virtualisation, de la consolidation au cloud ?

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Selon VMware, l’utilisation de la virtualisation doit franchir une étape. Tout d’abord adoptée pour des tâches de consolidation, elle permet aujourd’hui de mettre en place des solutions de cloud.

Un des deux axes de développement de VMware pour l’année 2010 consistera à pousser les solutions de cloud computing en avant. Une série d’entretiens réalisés lors du VMware Virtualization Forum, nous a permis de mieux comprendre cette stratégie.

Sylvain Siou, directeur technique sud EMEA (notre photo) et Lionel Cavallière, senior product manager cloud computing, nous ont apporté des éléments pratiques concernant l’utilisation actuelle de la virtualisation et les avancées attendues pour cette année.

Initialement, la virtualisation a été utilisée afin de consolider les serveurs, avec un taux pouvant parfois atteindre les 10 pour 1. De plus, les machines virtuelles sont simples à provisionner et à gérer. Gain en terme d’infrastructure physique, gain en terme de temps dédié à l’administration des machines ; la virtualisation connait un succès mérité.

Toutefois, comme le rappelait Stéphane Arnaudo, senior manager partner organisation EMEA, lors de la séance d’ouverture du VMware Virtualization Forum 2010 de Paris, le but n’est pas de virtualiser une application, mais de basculer vers des architectures 100 % virtualisées, qui pourront être utilisées de façon plus générique. C’est le concept de l’IaaS (Infrastructure as a Service) : la ferme de serveurs est vue comme un service exploitable par les utilisateurs, et n’est plus découpée en de multiples silos dédiés chacun à des applications spécifiques. Une infrastructure utilisée à la demande, comme un service : c’est le principe même du cloud, et dans ce cas précis, du cloud privé.

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« La plupart des entreprises ont adopté la virtualisation pour certains de leurs projets. Toutefois, le cap du 100 % virtuel est difficile à franchir. Cette phase de généralisation de la virtualisation est freinée par l’approche par projets en usage dans les entreprises », explique Sylvain Siou. « Passer de 30 % d’applications virtualisées à 60 % (ou plus), suppose d’avoir une vue globale, qui ne se décrit plus en terme de silos, mais de plate-forme, confirme Lionel Cavallière. Nous comptons évangéliser la base installée en expliquant à nos clients pourquoi il faut faire pénétrer la virtualisation de façon plus large. »

Aujourd’hui les infrastructures 100 % virtualisées sont particulièrement populaires dans le monde des opérateurs de télécommunication et au sein des banques. C’est donc sans surprise que Sylvain Siou nous confirme « qu’une des priorités pour l’année 2010 sera de pousser la généralisation de la virtualisation sur les grands comptes(NDLR, l’autre étant de mettre l’accent sur la virtualisation des environnements desktop) ». Un sentiment partagé par Lionel Cavallière qui estime que « lecloudprivé fera tout d’abord son entrée au sein des grandes entreprises ainsi que chez certainsearly adopters, essentiellement dans les pays nordiques ».

Stéphane Arnaudo le signalait déjà lors de son allocution : le cloud privé est aussi une passerelle vers le cloud public. L’arrivée de grands acteurs dans ce secteur, comme Orange Business Services, ne fera que booster ce type d’offre. Les compagnies pourront alors exploiter leur cloud privé, puis basculer certaines tâches vers des infrastructures publiques et former ainsi un cloud hybride. Dommage qu’il ne soit pas encore possible de gérer les infrastructures publiques et privées à partir d’un unique outil d’administration…


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