VMWare virtualise totalement le datacenter

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Annonce historique pour VMWare avec Virtual Infrastructure 3 : pour la première fois un service de virtualisation est capable d’entrer en profondeur dans les datacenters et donc de virtualiser intégralement ces derniers

VMWare élève la virtualisation à un niveau stratégique en annonçant la troisième génération de ses solutions d’infrastructure de virtualisation.

A l’origine, au début des années 2000, l’éditeur annonçait son hyperviser. Il devenait possible de créer une machine virtuelle sur un poste pour exécuter un OS différent. Puis entre 2003 et 2005 VMWare a ouvert la voie à la seconde génération, l’infrastructure virtuelle accompagnée d’une couche d’administration ‘virtual center’. Aujourd’hui, VMWare annonce la troisième génération de ses outils de virtualisation, avec la capacité de virtualiser totalement un datacenter, ce qui va permettre de porter le discours virtualisation des services informatiques non plus seulement sur le plan technique, mais désormais sur le plan stratégique. A ce niveau ultime du software, VMWare nous propose ni plus ni moins qu’une approche de standardisation des outils de virtualisation? Virtual Infrastructure 3 Virtual Infrastructure 3 (VI3) est basé sur l’hyperviser ESX3, téléchargé dans sa version beta par plusieurs millions d’utilisateurs et en production chez plus de 20.000 clients, dont l’un l’a déjà fait tourner 800 jours sans interruption ! Sa première évolution porte sur la machine virtuelle, dont la capacité mémoire a été passée à 16 Go et dont les processus supportent 4 processeurs logiques. On notera que VMWare maintient sa politique de licence au socket. VI3 propose plus particulièrement trois nouvelles fonctionnalités qui se déclinent en trois versions du produit : – Elle adresse non pus seulement les serveurs SAN, mais aussi NAS et iSCSI ; – Elle dispose d’un nouveau système DRS de répartition de charge qui permet la gestion de pools de serveurs ESX, d’en superviser les performances et de basculer et charger automatiquement sur des machines virtuelles en cas d’incident. L’environnement virtualisé apporte un très haut niveau de disponibilité, si un service ESX tombe, il est automatiquement chargé sur un autre ESX. 70 % des serveurs étant dans le datacenter et 30 % à l’extérieur, VI3 apporte une capacité de faire du provisioning transparent. – Elle sauvegarde les machines virtuelles. Traditionnellement, la machine physique alloue des performances à la machine auxquelles font référence les agents de backup qui s’appuyant sur des technologies SAN snapshot pour stocker le file system sur une partition. VI3 permet de déporter l’activité de sauvegarde afin d’augmenter la capacité de production. Une plate-forme qui se détache du software Avec VI3, VMWare a augmenté très sensiblement le spectre des OS supportés. On notera l’arrivée de Solaris (Unix Sun) et du 64 bits à titre expérimental. 44 % des sociétés dans le monde comptent passer au 64 bits, VMWare apporte une solution de transition par l’exécution d’applications 32 bits sur une machine virtuelle. Mieux encore, afin d’être indépendant du hardware comme du software, et en particulier de l’OS, Virtual Infrastructure 3 supporte déjà plus de 200 serveurs sur lesquels il s’exécute sous la couche OS. S’appuyant directement sur le hardware, il n’est plus nécessaire de disposer d’un OS pour maîtriser la machine ! Ce qui apporte un autre niveau de transparence de la solution. Côté tarifs, VMWare Virtual Infrastructure 3 est proposé en trois versions ou suites logicielles basées sur ESX3, Virtual Center et Virtual SNT pour le multiprocesseur : – Starter à 1.000 dollars avec le support du NAS et iSCSI ; – Standard à 3.750 dollars qui reprend Starter ; – Enterprise à 5.750 dollars, édition complète avec Standard, DRS et la sauvegarde centralisée.


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