VMworld Europe 09 : Sauvegardez la virtualisation !

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À Cannes la semaine dernière, la sauvegarde des environnements virtuels était au cœur des préoccupations. De multiples entretiens qui en illustrent les tendances fortes. Enquête sur 2 pages

Vous prendrez bien un instantané avec différentiel ?

« Avec les logiciels EMC, la sauvegarde et la réplication des VM peuvent être automatisées en utilisant le même processus pour différentes VM, y compris sur plusieurs serveurs physiques. L’administrateur apprécie ce type de possibilité, ainsi que l’automatisation et lescriptingévolué. EMC Replication Manager utilise l’API VMware pour tout répliquer de façon différentielle, avec possibilité de restaurer un snapshot à un moment donné. Avec la fonction defailbackautomatique de VMware Site Recovery Manager (via un plug-in VMware vCenter), l’administrateur Celerra peut rebasculer les opérations sur l’infrastructure virtuelle d’origine, en coordonnant toutes les étapes du processus de reprise après bascule (failover). Une manière de faire évoluer la restauration qui reste encore une tâche très manuelle en entreprise »,annonce Chris Carrier.

Chez NetApp, Richard Clifton met en avant son approche spécifique : « Notre philosophie s’articule sur deux niveaux. Au premier niveau, nous créons unsnapshot[image] directement sur le matériel de stockage primaire, sans impact sur les performances. NetApp recommande de planifier un snapshot toutes les heures, mais il est possible de réduire cette fréquence. Par ailleurs, avec ce système la restauration prend moins de 10 secondes. En parallèle, nous effectuons une réplication de deuxième niveau sur une infrastructure de stockage. Cette dernière n’est en fait utilisée que dans 10 % des cas de restauration. » Les challengers, installés en France, innovent aussi

Outre les quelques leaders cités, des challengers de plus en plus présents assistaient activement à cet événement. Mettant en avant la simplicité d’utilisation de leurs solutions et leur succès croissant, ils entendent aussi marquer leurs différences.

Veeam, née en 2006, propose sa solution Backup & Replication destinée aux infrastructures VMware. « Nous associons sauvegarde et réplication dans le même logiciel, pour accélérer la restauration des serveurs ESX. La simplicité de la virtualisation favorise l’explosion du nombre de machines virtuelles. Si certaines applications stratégiques nécessitent une réplication favorisant la continuité d l’activité, d’autres peuvent se satisfaire de solutions moins onéreuses. Ces deux techniques complètent le VCB (VMware Consolated Backup) sans stocker les images dans le proxy VCB. Un gain de temps et la possibilité de sauvegarde et réplication incrémentales, absentes dans VCB »,explique Ratmir Timashev, CEO et co-fondateur de Veeam Software.

La version 3.0 du produit supporte les machines virtuelles ESXi (version gratuite d’ESX), une possibilité très demandée par les clients. Et le dirigeant entend marquer sa spécificité :« Nous proposons la possibilité de restauration de fichiers en quelques secondes, sans avoir à restaurer l’image d’abord. Et ce, sous Windows, Linux, Unix BSD, Mac, et d’autres. Tout le monde ne le propose pas. Par ailleurs, nous utilisons aussi la déduplication. »

S’il a opté pour la compression plutôt que pour la déduplication dans sa solution, Vizioncore enregistre elle aussi de plus en plus de clients. Filiale de Quest depuis 2005, Vizioncore vient de lancer la nouvelle version de vRanger Pro sous Windows et Linux pour sauvegarder à chaud les serveurs physiques et les VM de VMware ESX. « Et nous planifions pour 2009 l’extension aux machines virtuelles Microsoft Hyper-V et Citrix Xen. Notre sauvegarde différentielle permet de n’enregistrer que les modifications après la sauvegarde d’une image complète. Et l’administrateur peut choisir la fréquence desbackupsselon ses besoins », souligne Élie Moubareck, directeur EMEA de Vizioncore.


Auteur : José Diz