Vodafone prêt à se désengager de SFR?

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Vodafone amorce un mouvement pour rentabiliser ses participations minoritaires dans le monde. En France, SFR est visé, dont l’opérateur britannique détient 44 % du capital.

L’opérateur mobile phare sur le marché européen Vodafone pourrait se désengager de SFR en France dont il détient 44 %. C’est l’idée qui se dégage à l’occasion de la nouvelle stratégie présentée à Londres par le groupe britannique hier, mardi 9 novembre. Vodafone entend en effet «monétiser» les actifs qu’il ne contrôle pas, selon La Tribune (10/11). Autrement dit, vendre les parts des sociétés qu’il ne possède pas majoritairement. Une stratégie déjà évoquée en septembre dernier.

Une stratégie appliquée au Japon avec la revente des parts dans l’opérateur local SoftBanks pour 3,6 milliards d’euros qui intervient après la vente de sa participation dans China Mobile (5,2 milliards d’euros pour 3,2 % du capital). Concernant SFR en France, aucune annonce formelle n’a été émise pour l’heure. Le dirigeant de Vodafone Vittorio Colao refuse de confirmer une vente tout en se disant « ouvert à tout plan de maximisation de valeur ». Une ouverture qui ne déplaira par forcément à Vivendi qui détient les 56 % restant du capital de SFR. Le groupe français ne cache pas sa volonté d’exploiter à 100 % le deuxième opérateur fixe et mobile du pays. Selon le Sunday Times, la cession des parts pourrait s’élever à 8,4 milliards d’euros.

Toujours selon le quotidien économique, la stratégie de Vodafone va se concentrer sur les marchés européens, africain et indien. En Europe, il mise sur les offres mobiles qui lui rapportent désormais un quart de ses revenus. Un marché que l’entreprise souhaite étendre en valeur en proposant des offres premium à haut débit (pour la consommation de vidéo notamment) tout en intégrant des accès d’entrée de gamme pour élargir sa base de clients à l’Internet mobile. En Afrique et en Inde, Vodafone veut s’inscrire comme le numéro 1 ou 2. En Afrique, il aura donc fort à faire avec Orange qui affiche également de fortes ambitions.

A l’instar de SFR, la question de l’avenir de Vodafone dans Verizon Wireless pourrait se poser également. L’opérateur britannique détient 45 % de l’opérateur américain. Vodafone revendique 347 millions d’utilisateurs dans 31 pays répartis sur les cinq continents.


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