Wi-Fi: SFR couvre la Défense et fait le point sur la sécurité

Régulations

L’opérateur a profité de l’inauguration “du plus grand hot-spot” d’Europe pour tordre le cou aux inquiétudes liées aux liaisons Wi-Fi

Belle victoire pour SFR. La filiale de Vivendi a en effet été choisie par l’EPAD (Etablissement Public pour l’Aménagement de La Défense) pour couvrir le quartier de la Défense à Paris (150.000 salariés et 50.000 visiteurs professionnels). Préféré à Orange et ADP Télécom, l’opérateur a déjà déployé 500 bornes sur une zone de 30 hectares donnant naissance au

“plus grand hot-spot d’Europe”. Le service Wi-Fi, qui permet de se connecter à Internet à haut-débit et sans fil à proximité d’une borne, a été inauguré ce mercredi. Il se présente sous la forme d’une double offre. L’utilisateur muni d’un PC portable ou d’un PDA pourra surfer sur le Net, relever ses courriers…. Le débit est de 1 à 5 Mb/s mais dépend du nombre de personnes connectés et de la distance entre l’utilisateur et la borne. Ces services sont payants (au temps consommé). Il pourra également accéder à une galerie gratuite de services spécifiques à la Défense (infos trafic, localisation, transports…) conçue par la société Fingermind. Côté facturation, différentes options existent: la carte prépayée disponible dans les points de vente de La Défense (espace SFR, tabacs, points presse), l’achat en ligne par carte bancaire de sessions de communication, l’achat en ligne de sessions pour les abonnés SFR et les abonnements mixtes GPRS/WiFi et GPRS/3G/WiFi pour les clients ‘entreprises’ qui disposent d’une carte à brancher sur leur PC portable. SFR a profité de cette inauguration pour faire le point sur les différentes inquiétudes liées aux liaisons Wi-Fi. Une étude du britannique Integralis épingle les ‘hot-spots’ de SFR jugés mal protégés. Une personne qui utilise un certain type de mobile ‘Bluetooth’ pour se connecter risque de se faire pirater son mot de passe à distance. On appelle ça le ‘drive hacking’. Cette étude a quelque peu agacé SFR. “Il s’agit d’une faille qui concerne le protocole Bluetooth”, explique le responsable technique Wi-Fi de l’opérateur. “Les combinés vulnérables représentent moins d’1% du parc installé chez SFR. Il n’y a donc pas péril en la demeure. Certes, ce risque existe mais cela n’a rien à voir avec SFR”. Oui et non, car l’étude pointe également du doigt un des systèmes d’authentification mis en place par l’opérateur: la réception du mot de passe par SMS. “Trop simple à déjouer”, soulignait Integralis. Mais pour l’opérateur, ce système se justifie car il permet d’être accessible au plus grand nombre. Mais d’assurer qu’à l’avenir, l’authentification n’utilisera plus cette méthode. Des objectifs prudents

Il faut encore éduquer et expliquer, souligne l’opérateur. SFR refuse donc de donner des objectifs chiffrés:

“on part de zéro”, explique-t-il. Surtout, le Wi-Fi est confronté à un probléme gênant: le manque d’interopérabilité. Chaque opérateur couvre telle ou telle zone mais il est encore impossible de passer de l’une à l’autre automatiquement. Si je suis client Orange et que je souhaite me connecter au hot-spot SFR de la Défense, je devrais repayer ma connection… Un frein réel au développement de ce service. Pour assurer la qualité de service sans discontinuité, les opérateurs doivent signer entre eux des accords de ‘roaming’. Or, les pourparlers avancent lentement, car chacun tente de gagner du temps pour étendre au maximum ses propres zones de couverture. SFR assure être en cours de négociation et promet des accords à la rentrée.


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