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Le Wifi sème la zizanie

L’odyssée du Wifi se poursuit, non sans heurts. Alors que l’institut In-Stat table sur une prise de pouvoir généralisée du sans-fil aux dépens des réseaux câblés, constructeurs et organes régulateurs peinent à accorder leurs violons.

Fruit de l’avant-gardisme des uns confronté au progressisme mesuré des autres, la pagaille qui règne à la croisée des chemins tend à induire le doute dans l’esprit du consommateur final, quand bien même 350 millions d’équipements connectés sont pressentis pour trouver acquéreurs à l’horizon 2015. Buffalo, Netgear, Trendnet et consorts sont-ils pour autant allés plus vite que la musique sur ce terrain ?

Les premiers produits compatibles Wifi 802.11ac sont dans les starting-blocks. Netgear a inauguré le bal avec son routeur R6300, basé sur des puces Broadcom et commercialisé 200 dollars HT (environ 190 euros TTC). Buffalo s’est lui aussi signalé sur ce front. Témoin son AirStation Gigabit Dual Band Wireless Router qui, passé ses cinq ports Ethernet Gigabit, permet d’atteindre, sur un double canal sans fil à 5 GHz, les 1300 Mbit/s en mode multistation, pour 500 Mbit/s en liaison unique et un tarif fixé à 180 dollars HT (environ 170 euros TTC).

Une certification vous manque…

L’innovation va bon train, mais les fabricants, désireux de secouer le marché, montent vite en besogne pour renouveler leurs gammes. Pour autant, le Wifi 802.11ac, embryon de standard sur lequel reposent leurs produits, ne bénéficie toujours pas d’une quelconque approbation de la part de l’Institute of Electrical and Electronical Engineers (IEEE), consortium en charge des normes réseau, qui se refuse à l’inscrire dans ses registres et lui préfère désormais le 802.11ae-2012.

En ce sobriquet réside l’appellation conférée à la quatrième génération officiellement reconnue du sans fil, avec à la clé une salve de spécifications corrélatives, sur un modèle tribande (fréquences supplémentaires à 3650-3700 MHz), pour reprendre avant la fin de l’année le flambeau du 802.11n tout en assurant une rétrocompatibilité totale. Le recours à un troisième canal laisse par ailleurs augurer d’une meilleure portée des connexions, d’un débit accéléré en émission comme en réception et d’une optimisation de la bande passante, partagée entre des terminaux connectés à autant d’échelons (2,4 GHz, 3,7 GHz et 5 GHz).

Côté technique, restera à améliorer la latence et à éclipser les nombreux : maux de tête, saignements de nez, vertiges, douleurs cervicales, voire augmentation du risque de tumeurs cérébrales…

Crédit photo : © Olly – Fotolia

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