WiMax : Bolloré, Google et Free en pourparlers ? Pas encore !

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Bolloré Télécom et Free pourraient compter sur la puissance financière de Google pour accélérer le déploiement du réseau. Les acteurs concernés démentent

La bonne fée Google se pencherait-elle sur le berceau du WiMax français ? D’après une information des Echos, Free (groupe Iliad), Bolloré Télécom (groupe Bolloré) et le géant de Mountain View auraient abordé la question du financement d’une partie de l’infrastructure nécessaire.

D’après le quotidien économique, des négociations à ce sujet auraient débuté au début du deuxième trimestre 2008, lors d’un accord entre Free et Google sur l’intégration de sa technologie sur son portail.

En guise de commentaire sur ce probable rapprochement, Mats Carduner, le patron de Google France, a expliqué que le groupe était “ouvert à toute proposition d’association en Europe“. Google, décidé à trouver une tête de pont pour Android, sa plate-forme mobile, pourrait y trouver bien des avantages.

L’entrée dans la partie de Google pourrait considérablement renforcer l’assise de Bolloré Télécom et Free, détenteurs respectivement de 20 licences WiMax et d’une licence nationale. Pour Bolloré Télécom, la participation de Google pourrait provoquer l’accélération d’un chantier où une grande partie des acteurs restent frileux et où les composants techniques (puces, cartes PC etc…) manquent encore cruellement.

Google et sa légendaire puissance financière pourraient permettre à Bolloré de réaliser son investissement (globalement, l’investissement nécessaire pour déployer le WiMax en France est estimé à plus de 1 milliard d’euros). Intel Capital, la filiale d’investissement d’Intel, pourrait également être sollicitée pour mettre au pot. Rappelons qu’Intel figure également parmi les membres de l’ Open Patent Alliance, un consortium américain chargé de promouvoir le WiMax.

La filiale du groupe Iliad y gagnerait également au change. Après le demi-fiasco de la quatrième licence mobile, le fournisseur d’accès pourrait trouver une occasion de diversifier son offre avec un futur service WiMax qu’il promet depuis longtemps mais qui tarde à se concrétiser.

Pour autant, ces rumeurs de rapprochement ont été démenties avec force par les acteurs concernés.“Nous ne sommes en discussions ni avec Google ni avec Intel Capital. Mais nous serons peut être amenés à discuter un jour avec eux car ils sont des partenaires naturels du WiMax”, a déclaré un porte-parole de Bolloré.

Iliad, la maison mère de Free, a également démenti officiellement l’information aux Echos.

Rappelons qu’en France, le déploiement du WiMax, remplaçant naturel du Wi-Fi, accuse du retard. Bolloré a annoncé le déploiement de ses premières offres commerciales pour 2009. Free, récent acquéreur d’Alice, pourrait être tenté de prendre le temps de la digestion et repousser ses investissements à un moment plus propice.


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