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Windows 10X : Microsoft équipe les développeurs pour une expérience en conteneurs

Promesse tenue pour Microsoft.

Le 22 janvier dernier, la firme avait publié un SDK expérimental destiné à développer des applications en double écran pour Android.
Elle avait appelé les développeurs Windows à patienter « quelques semaines » avant d’être servis à leur tour. C’est chose faite.

Accessible sur le canal Insider de Windows 10, le SDK fonctionne avec Visual Studio. L’émulateur qui lui est associé s’installe depuis le Windows Store. Il nécessite une configuration minimale à 8 Go de RAM et 15 Go d’espace disque.

L’option « outils additionnels » permet de configurer le réseau, de faire des captures d’écran, de diagnostiquer avec le Windows Device Portal et d’obtenir un aperçu du fonctionnement d’une application dans différentes configurations.

Microsoft propose un outil complémentaire destiné à gérer tous les émulateurs installés sur une machine et à les lancer sans passer par Visual Studio.

Le système d’exploitation émulé n’est pas Windows 10, mais Windows 10X. Annoncée en octobre 2019, cette déclinaison dédiée aux appareils pliables et à double écran devrait arriver cette année avec Surface Neo.

Tout en conteneurs

Pour maximiser la compatibilité des applications, elles tourneront toutes dans des conteneurs, de trois types : UWP (natif), Win32 et MSIX.

Les applications natives à Windows 10X fonctionnent chacune dans son propre conteneur. C’est la solution qui offre les meilleurs niveaux de performance, de sécurité et d’économie d’énergie.

Les applications Win32 (WinForms, WPF, Electron…) et celles empaquetées au format MSIX fonctionnent toutes dans un même conteneur « invité » qui contient un OS Windows « léger ». Chacune communique avec l’hôte par l’intermédiaire d’un client RDP.

Au sein du conteneur « invité », les API et les variables d’environnement fonctionnent sans changement.
L’accès aux ressources « sensibles » (caméra, micro, localisation…) est sous le contrôle de l’utilisateur. Mais uniquement au niveau du conteneur (alors que pour les applications natives, il se fait au niveau de chacune d’entre elles).

En l’état, Windows 10X ne prend pas en charge les pilotes qu’installent les applications Win32.
Par ailleurs, certaines fonctionnalités de l’interface de bureau disparaissent. Entre autres, le systray et les modules complémentaires pour l’explorateur. Les applications qui en font usage ne crasheront pas pour autant : les API sont présentes, mais non opérationnelles.

Des mises à jour système plus rapides

Pour optimiser les performances, Windows 10X applique certaines règles au conteneur Win32 :

  • Lorsque aucune fenêtre n’est visible, réduction des ressources allouées aux applications
  • Lorsque aucune fenêtre n’est ouverte, suspension du conteneur

Microsoft songe à intégrer une option par laquelle l’utilisateur pourrait désactiver ces règles. Notamment pour éviter de voir des tâches en arrière-plan suspendues.
Autre chantier : la prise en charge des applications « hybrides » Win32/UWP, non assurée pour le moment.

Cette arcithecture a permis à Microsoft de réduire le délai d’installation des mises à jour du système. Moins de 90 secondes, nous affirme-t-on.

Les puces Intel Lakefield qui équiperont une grande partie des appareils Windows 10X mettront en œuvre une architecture comparable à big.LITTLE d’Arm. En fonction des applications, l’exécution pourra être confiée à des cœurs de processeur économes en énergie.

Illustrations © Microsoft

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