Windows : le nom Vista soulève une tempête

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Microsoft va devoir affronter les associations américaines de vétérans qui lui reprochent de chercher à s’approprier l’expression Vista pour la prochaine version de Windows, ex Longhorn

‘VistA’ est le nom d’un système médical d’enregistrement électronique qui permet à un patient de réunir des informations sur sa santé. Un outil largement exploité pour réduire le nombre d’erreurs médicales et améliorer l’efficacité des services de santé aux Etats-Unis.

C’est aussi, dérivé de cette application, le nom de deux associations de vétérans de guerre, VistA Software Alliance et WorldVista, qui attaquent aujourd’hui Microsoft: il reproche au géant du logiciel de vouloir utiliser le nom VistA pour la prochaine version de son système d’exploitation vedette Windows (nom codé actuel: Longhorn). “La confusion entraînée par Microsoft en ayant choisi le nom ‘Vista’ est un affront aux personnes qui prennent soin de la santé des vétérans de notre nation“, a déclaré Barbara Boykin, la présidente de VistA Software Alliance. “Notre système de protection de la santé demande depuis longtemps un système d’enregistrement électronique médical réellement abordable, et juste au moment où nous l’avons trouvé, Microsoft a créé une importante confusion“. Faut-il pour autant jeter la pierre à Microsoft ? L’expression ‘vista‘ a un caractère plutôt générique. Elle indique la ‘vue‘, la ‘perspective‘, et à ce titre est très répandue, dans des noms d’entreprises, de produits ou de services, et ce depuis longtemps. De plus, l’expression ‘vista‘ accompagne la marque déposée ‘Windows‘, et théoriquement ne devrait pas être employée seule par Microsoft. On pourra cependant reprocher à l’éditeur un manque de pertinence quant à l’évaluation du risque associé au nom. Car plus celui-ci est générique, et plus il risque d’être répandu, donc soumise soit à des confusions, comme pour les services de santé destinés aux vétérans. Mais plus visiblement, il pourra aussi s’agir d’enclencher des dérives procédurières visant à faire payer le très riche Microsoft, à l’instar de ces nombreux procès sur quantité de brevets moins technologiques que conceptuels.


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