WWDC 2020 : Apple esquisse l’avenir des Mac sans Intel

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Apple a officialisé la fin de sa collaboration avec Intel sur les Mac. Et posé les premiers jalons de la transition vers ses propres puces.

On l’attendait, Apple l’a officialisé : Intel et les Mac, c’est terminé… ou presque.

La firme de Cupertino se donne deux ans pour finaliser la transition vers des puces maison. Jusqu’alors, elle continuera à s’appuyer en partie sur l’architecture x86.

Il est question de lancer d’ici à fin 2020 un premier produit de cette « nouvelle génération ». Dans l’absolu, aucune mention n’est faite de l’architecture Arm. Mais de nombreux éléments ne laissent pas la place au doute. À commencer par la documentation développeurs.

Ces derniers peuvent commencer à expérimenter en s’inscrivant au programme « Universal App Quick Start ». Moyennant 500 $, ils accéderont à un « kit de transition » basé sur un SoC A12Z (celui de l’iPad Pro 2020) intégré dans un boîtier de Mac mini. Apple en conservera la propriété.

Le tout fonctionne avec une version préliminaire de macOS 11.0 « Big Sur » (du nom d’une région de la côte californienne). L’OS passera en bêta publique au mois de juillet. Il embarque un moteur qui permettra de développer des applications compatibles avec tous les appareils dotés des futures puces Apple – et exécutables sur les Mac Intel.

Le mystère Windows

Les applications iPhone et iPad sont d’ores et déjà compatibles sans changement avec macOS 11.0 sur les systèmes Arm. Pour les applications x86, il y a une couche de compatibilité : Rosetta 2. Destinée à traduire les binaires à l’installation et éventuellement à la volée pour les logiciels qui le nécessitent, elle succède à Rosetta, première du nom, qu’Apple avait conçue pour faciliter la transition de PowerPC à x86, il y a 15 ans.

À l’époque, Apple avait aussi fourni aux développeurs un « kit de transition ». Il consistait en un Pentium 4 dans un châssis de PowerMac G5, avec une version spécifique de Mac OS (10.4.1). Une fois en phase commerciale, Apple avait récupéré le matériel, échangé contre le premier iMac sur base Intel.

Dans le cadre de ses démonstrations en natif et avec Rosetta 2, Apple a laissé entrevoir une VM Linux (illustrée ci-dessous). Pas un mot, en revanche, sur Windows 10 (bien qu’on ait pu apercevoir une VM Windows tournant sous Parallels Desktop) ou sur Boot Camp.

Apple Silicon VM Linux Mac

Illustrations © Apple


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